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La France incite la RDC à mettre fin à ses relations avec les FDLR

Redigé par Franck_Espoir Ndizeye
Le 20 février 2024 à 06:54

Le gouvernement français a exhorté le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) à rompre tout lien avec les groupes armés, spécifiquement les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), mardi 20 février.

Dans une déclaration publiée sur sa plateforme, la France exprime sa profonde inquiétude quant à la situation prévalant dans l’Est de la RDC, plus précisément dans le Nord Kivu, autour des villes de Goma et de Saké, soulignant les préoccupations liées à la sécurité des populations civiles.

« La France exhorte tous les groupes armés à cesser immédiatement les hostilités et insiste sur le fait que les forces armées de la RDC doivent honorer leurs engagements en cessant toute forme de coopération avec les FDLR, un mouvement issu de milices responsables du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994 », annonce-t-elle.

Parallèlement, la France réaffirme son soutien indéfectible aux efforts de médiation régionaux visant à trouver une résolution pacifique au conflit.

Elle demande également au M23 de mettre fin aux combats sans délai et de se retirer de toutes les zones sous son contrôle, conformément aux accords établis lors du processus de Luanda et de Nairobi.

Cette demande fait suite à l’appel de Hadja Lahbib, ministre belge des Affaires étrangères, invitant aussi la RDC à rompre ses liens avec les FDLR, désignés par l’ONU comme un groupe terroriste en raison de leur idéologie génocidaire et de la menace qu’ils représentent pour la sécurité du Rwanda.

Lahbib a plaidé pour une résolution politique du conflit dans l’Est de la RDC, où les forces armées congolaises et sa coalition sont engagées dans des combats contre le M23.

Selon Jean Pierre Bemba, ministre de la Défense congolais, l’armée de la RDC mène des opérations militaires en collaboration avec divers groupes, y compris les FDLR, les Nyatura, les Maï-Maï, et d’autres forces régionales et internationales, telles que la MONUSCO, SADC, FDNB. Lahbib a souligné l’importance de mettre fin à toute collaboration des forces armées de la RDC avec les FDLR et a appelé à l’arrêt des discours de haine et des incitations à la violence, rappelant que les solutions militaires ne constituent jamais une réponse appropriée aux conflits.

Depuis des années, le Rwanda presse le gouvernement congolais de cesser toute coopération avec les FDLR, responsables d’attaques sur son territoire. Malgré les démentis de collaboration, des ordres ont été donnés en novembre 2023 pour que les forces congolaises se détachent des membres de ce groupe terroriste, bien que l’intégration de membres de la milice génocidaire dans l’armée congolaise se soit poursuivie.

Le groupe M23, après une période d’inactivité, a refait surface en novembre 2021, revendiquant défendre les civils dans l’Est de la RDC contre les persécutions de milices génocidaires telles que les FDLR, accusées de propager la violence et une idéologie génocidaire visant les communautés tutsi de la région.

Les efforts de paix régionaux, y compris les processus de Nairobi et de Luanda, ont rencontré des obstacles, et les combats se poursuivent, les rebelles s’approchant de Goma. La ministre belge a insisté sur la nécessité de relancer les efforts diplomatiques régionaux et de s’engager de manière constructive dans la médiation menée par les États-Unis.

L’ONU et les États-Unis ont mis en garde contre le risque de génocide en raison des discours de haine et de la violence contre les communautés tutsi dans l’Est de la RDC. Des appels ont été lancés pour que la communauté internationale s’engage davantage dans la lutte contre ces discours de haine et finance un système de justice efficace pour y faire face.


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