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L’isolement diplomatique de la RDC

Redigé par Tite Gatabazi
Le 27 juillet 2022 à 03:26

Dans une note verbale référencée SRSG-LEG-MONUSCO-01489-2022, du 18 juillet 2022, la Monusco relevait avec regret et inquiétude une recrudescence de discours hostile a son endroit émanent de représentants de l’Etat ou de ses institutions, de personnalités et figures publiques, de groupes d’influences ou de personnalités présentées comme membres influents de la société civile aussi bien à Kinshasa que dans les provinces de l’Est du pays en proie aux attaques répétées des groupes armes.

Selon la Monusco, ces discours tendent à la tenir pour responsable des défis sécuritaires auxquels fait face le Congo ou de la présenter comme complice des abus et violences commis par ces groupes armés.

Et ces discours publics délibérées, accroissent le risque d’actes hostiles contre le personnel et les installations de la mission dans différents endroits du pays.

A cet égard, la Monusco encourageait vivement le gouvernement à œuvrer par les moyens régaliens dont il disposait à adresser l’hostilité très préoccupante décrite dans la note verbale dont question.

Hélas, le 25 juillet 2022, il y a eu passage à l’acte.

Le rapport du groupe d’experts des nations unies du 10 juin 2022 indique que, malgré l’instauration de l’état de siège, les conditions sécuritaires et humanitaires se sont dégradées dans les deux provinces.

« Des réseaux criminels et certains membres des FARDC ont continué de se livrer au trafic de coltan non étiqueté provenant de mines du territoire de Masisi et au trafic de tourmaline provenant de la mine de Rukaza ».

Et d’ajouter, ce qui embarrasse le plus les autorités congolaises au plus haut point et la hiérarchie militaire en premier : « certains membres des FARDC déployés pendant l’état de siège ont déplacés de force, violé et tué plusieurs civils et ont détruit et pillés des maisons et de centre de santé ».

Et de continuer ainsi : « Certains ont également procédés a des bombardements aériens indiscriminés, qui ont endommagés des maisons et des écoles et blessés voire possiblement tué des civils ».

Ces vérités, qu’ils auraient voulues dissimulés, mettent à mal le discours convenu de Kinshasa.

Ces enchainements s’apparentent à un camouflet et guerre surprenants.

Que le contexte politique et social soit ainsi documenté avec précisions et fiabilité met à nu le pouvoir.

C’est à croire que le gouvernement congolais orchestre lui-même ses échecs pour justifier le statu quo a l’est du pays. Et pourquoi pas un agenda caché.

Son action diplomatique semble orchestrée par des agents peu au fait des relations internationales et est rythmée par des coups infructueux.

Car la série de revers diplomatiques interpellent plusieurs analystes à cause des conséquences importantes et tragiques qu’ils entrainent.

Ceci touche pleinement l’est de la RDC, la précarité des équilibres régionaux et la fragilité des ententes axées souvent sur une vision à court terme plutôt qu’une perspective de longue durée.

Dans ce contexte mouvant, la convocation, par les officiels congolais, de grilles de lecture désuètes fait apparaitre une RDC démunie et isolée.

Ceci cache mal une certaine incapacité à trouver une voie originale, faute de stratégie claire et assumée.


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