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L’alors sénateur Obama dépité de la non arrestation de Félicien Kabuga en 2006 au Kenya

Redigé par IGIHE
Le 20 mai 2020 à 11:50

Il est rapporté que le Kenya a toujours été inactif face à l’exécution du mandat d’arrêt international émis par le TPIR arusha en 1997. L’ancien président américain Barack Obama qui était en 2006 Sénateur , en visite au Kenya de ses ancêtres, avait alors critiqué ces pratiques obscures gouvernementales kenyanes qui fisaient que les autorités kenyanes étaient incapables de procéder à l’arrestation de ce présumé criminel. Il bénéficiait d’une impunité criminelle dans ce Kenya où il résidait.

La visite d’Obama au Kenya est survenue neuf ans après que le mandat d’arrêt international du TPIR avait été émis contre Kabuga. Bien plus, les USA avaient mis la tête de Kabuga à prix, 5 millions de dollars à toute personne qui pouvait fournir des informations fiables permettant l’arrestation du fugitif.

La visite de l’alors Sénateur Obama au Kenya a eu lieu peu après toute une série d’opérations d’arrestations non concluantes dudit figitif qui séjournait en cachette au Kenya.

Il est rapporté l’opération NAKI (Nairobi-Kigali) de juillet 1997 destinée à arrêter les prévenus génocidaires séjournant à Nairobi. La plupart d’entre eux ont été saisis. Arrivés dans la résidence de félicuien Kabuga, les officiers de Police Judiciaire ont constaté qu’il avait fui.

En 2002, l’ambassade des USA à Nairobi avait des informations fiables sur le lieu de résidence du fugitif. Le FBI et autres services ont préparé l’opération de son arrestation. Peu après, au lieu d’être arrêté, on a trouvé devant sa résidence les corps sans vie des officiers de police venus l’arrêter.

Un commerçant kenyan William Mwaura Munuhe a donné des informations sûres sur les circonstances qui allaient aider à l’arrestation du fugitif Kabuga. Le jour de l’arrestation, Kabuga n’a pas répondu au lieu de rendez-vous. Quelques jours après, Mwaura a été retrouvé mort. Tué par qui ? Mystère !

Il a été établi que la non arrestation de Kabuga a toujours été rendue possible par la complicité que ce dernier avait tissé avec les hauts officiels du gouvernement de Daniel Arap Moi. Ceux-ci le prévenaient de toute opération de son arrestation qui se préparait.

Une autre opération de l’arrestation de Kabuga dans sa résidence de Runda Estate de Nairobi, celle de décembre 2008, organisée par la Police kenyane a elle aussi échouée. Le gouvernement américain de Barack Obama a, en novembre 2009, accusé encore une fois le Gouvernement kenyan d’être derrière cet échec. Le Gouvernement américain a même envoyé son émissaire, Stephen Rapp, responsable américain du Département Crimes de Guerre, pour mettre en garde le gouvernement kenyan contre cette couverture qu’il offrait au fugitif Kabuga.

"Toutes les informations que je reçois me disent que Kabuga réside au Kenya et vous le savez bien. C’est un scandale de voir le Kenya fermer les yeux et tolérer ce criminel de génocide...", a dit Rapp à son arrivée à Nairobi. A ce moment-là, le vice ministre kenyan en charge de sécurité, Joshua Ojodeh, lui avait lancé un défi de montrer où ce fugitif se trouvait "pour procéder à son arrestation".

Pourtant il est rapporté qu’un certain Zachée Cheruiyot, en charge de la Sécurité intérieure sous le Président Arap Moi, lui servait de couverture, que le neveu d’Arap Moi, Hosée Kiplagat, a donné une planque dorée à Kabuga. Il est rapporté qu’il résidait, en 1988, dans une villa voisine de celle de Gédéon, le fils du Président Arap Moi.

Un journaliste américain en reportage au Kenya en 2000, Farah Stockman de Boston Globe, rapporte avoir vu la face de Félicien Kabuga dans une voiture d’un haut cadre de l’armée kenyane.

Il est rapporté que depuis 1995, Félicien Kabuga a bénéficié d’un droit de résidence permanent au Kenya pour avoir déclaré qu’il allait investir dans ce pays-là quelques 8.5 millions de shillings kenyans.

Ce dont on sait c’est qu’en l’an 2000, le patrimoine de ce présumé génocidaire était évalué à 20 milliards de dollars investis un peu partout dans le monde. Les pressions ont continué à être exercées au Gouvernement kenyan qui a décidé de lâcher son oiseau qui, par la suite, a cavalé dans toute l’Europe pour se planquer dans le quartier Aisnes près de Paris.


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