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Urgent

Kigali fustige les allégations de HRW

Redigé par Jean Jill Mazuru
Le 10 octobre 2023 à 07:24

L’administration rwandaise réagit avec vigueur à la dernière publication de l’ONG Human Rights Watch, (HRW) accusant l’organisation américaine de manquer de sérieux dans ses rapports, particulièrement le dernier en date concernant de pseudo violations des droits de l’Homme à l’égard des Rwandais résidant à l’étranger.

Intitulé « Répressions transnationales rwandaises », le rapport est décrit par le Rwanda comme, "non pas quelque chose de nouveau, mais une continuation de la conspiration antinationale, recyclée depuis trois décennies par HRW".

Via un tweet sur son compte X (ex Twitter), la porte-parole gouvernementale, Mme Yolande Makolo dénonce cette attitude recidivisiste. Pour elle, cette nouvelle publication n’est que biaisée dans toute sa substance. Le rapport en effet évoque des attaques, persécutions et autres traitements cruels à l’encontre de ceux qui ne partagent pas les points de vue de l’État ; tout le contraire de la réalité sur terrain !

Le gouvernement rwandais fustige avec la dernière énergie le contenu de ce rapport. Pour la porte-parole de l’Etat rwandais, ces allégations sont en droite ligne avec la tendance habituelle de Human Rights Watch à présenter le Rwanda sous un jour négatif.

« Il semblerait que l’objectif principal de HRW soit de dénigrer systématiquement notre nation, sans aucune retenue... Ils véhiculent une image du Rwanda qui n’existe que dans leurs esprits », a-t-elle déclaré.

Makolo défend avec ardeur les avancées significatives que le pays a réalisées en matière d’amélioration des conditions de vie et du respect des droits humains au cours des 29 dernières années.

Elle conclut en affirmant que le Rwanda ne sera pas ébranlé par ceux qui souhaitent lui nuire, le pays ayant pour priorité sa propre vision politique.

Le rapport de HRW écrit noir sur blanc qu’il s’est appuyé sur les témoignages de plus de 150 dissidents rwandais vivant dans des pays tels que l’Australie, la Belgique, le Canada, la France, le Kenya, le Mozambique, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Royaume-Uni, l’Ouganda, la Zambie, entre autres.

Dans ce torchon de rapport, il semblerait qu’à partir de 2021, l’armée rwandaise ait commencé à mener des opérations secrètes au Mozambique, faisant craindre aux Rwandais opposés à l’État d’être maltraités.

Cependant, bien que ces allégations soient faites, aucune preuve concrète n’est fournie pour indiquer qu’une unique personne ait été maltraitée, ou que le gouvernement rwandais ait joué un quelconque rôle dans cette brutalité.

Le rapport comprend le témoignage de Joseph Mazimpaka, qui prétend avoir fui le Rwanda en 2013 après avoir été recruté pour combattre pour le M23. Il affirme avoir été traqué en Tanzanie par des agents rwandais, bien que cela n’ait jamais été prouvé devant aucune juridiction.
Les informations d’IGIHE contredisent ses affirmations.

Mazimpaka était un ancien membre des forces génocidaire (EX FAR).

Après la libération du pays, il a été intégré dans la nouvelle armée nationale. Il a été révélé par la suite, qu’il avait participé au génocide commis contre les Tutsis. L’individu a donc été arrêté puis s’est évadé avant de fuir le pays. Nul ne s’étonnerait à ce qu’avec le sang qui tache ses mains, cet individu ternisse l’image du Rwanda.

Ce n’est pas la première fois que Human Rights Watch publie des rapports biaisés et contredisant la réalité au Rwanda.

En décembre 2017, l’organisation a rapporté des « morts » causées par l’État, mais une commission nationale des droits de l’homme a montré que ces décès étaient des fabrications visant à salir l’image du Rwanda.


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