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Human Rights Watch appelle à la justice pour Gisore, soldat brûlé à Goma

Redigé par Franck_Espoir Ndizeye
Le 4 décembre 2023 à 12:49

Human Rights Watch a intensifié ses appels en faveur de la justice en République démocratique du Congo (RDC) après la mort choquante du lieutenant Patrick Gisore Kabongo, un soldat congolais de 42 ans, récemment lapidé et brûlé dans la ville de Goma.

Le tragique incident survenu le 9 novembre a suscité l’indignation, mettant en lumière les tensions ethniques persistantes dans le pays.

Gisore, militaire congolais et membre de la tribu Mulenge du Sud-Kivu, a été violemment attaqué par un groupe de personnes l’accusant de collaboration avec le M23 en raison de sa ressemblance avec ses membres.
Thomas Fessy, expert des questions congolaises à Human Rights Watch, a déclaré que la mort de Gisore était le résultat de la discrimination ethnique, exhortant le gouvernement congolais à agir rapidement.

"Le gouvernement congolais a condamné ce meurtre et a ouvert une enquête, mais il doit prendre des mesures pour faire face à la grave augmentation de la criminalité ethnique dans le pays", a déclaré Fessy.

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre Gisore, le visage ensanglanté, attaqué par un groupe de personnes. Un autre soldat du gouvernement tentait de s’interposer, mais en vain, alors que la foule criait : "Nous allons le brûler."

Un membre de la famille de Gisore a décrit l’horreur de son arrivée sur les lieux, où il a été agressé, lapidé et menacé de brûlure. Malgré ses supplications, la violence a persisté, forçant le membre de la famille à fuir pour sauver la vie.

Actuellement, un soldat gouvernemental et quatre civils ont été arrêtés en relation avec l’incident, mais Human Rights Watch souligne que trois semaines se sont écoulées sans mise à jour sur les résultats de l’enquête.

L’organisation pointe du doigt une tendance inquiétante, affirmant que depuis l’année dernière, de nombreux Tutsis ont été injustement arrêtés par le gouvernement congolais, accusés de collaboration avec le M23 sur la seule base de leur apparence physique.

Gisore, un militaire congolais depuis 1997, avait été grièvement blessé par balle en 2012 en combattant le M23, le privant du droit de participer aux hostilités. Sa mort tragique met en évidence la nécessité urgente d’une action gouvernementale pour prévenir de futurs actes de violence ethnique et garantir la sécurité de tous les citoyens en République démocratique du Congo.


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