Les affrontements ont entraîné de nombreuses pertes civiles. La défense civile locale a recensé 37 morts mardi, tandis que l’agence palestinienne WAFa fait état de 101 victimes sur l’ensemble du territoire, dont 86 dans le nord de l’enclave, principalement à Gaza-ville, des chiffres qui n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante en raison des restrictions sur le terrain.
Face à l’avancée des troupes israéliennes, environ 40 % des habitants de la ville et de ses environs, soit près de 400 000 personnes selon l’ONU, ont fui leurs domiciles.
L’armée israélienne a d'autre part annoncé ce mercredi l’ouverture d’une « nouvelle route de passage temporaire » pour permettre l’évacuation des civils, le long de la rue Salah al-Din jusqu’au sud à partir de Wadi Gaza, qui ne sera ouverte que pendant 48 heures, du 17 au 19 septembre.
Par ailleurs, l’offensive israélienne a suscité de vives condamnations à l’échelle internationale. À Genève, une commission d’enquête mandatée par les Nations unies a récemment accusé pour la première fois Israël de commettre un « génocide » à Gaza, mettant en cause le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et d’autres responsables israéliens.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lui, dénoncé une situation « moralement, politiquement et légalement intolérable », tandis que le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a exigé la fin du « carnage », pointant des « preuves grandissantes » de crimes graves contre la population civile.
La France, l’Union européenne, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont également condamné l’offensive terrestre, appelant Israël à « mettre fin à cette campagne destructrice, qui n’a plus de logique militaire », selon un communiqué du ministère des affaires étrangères français.




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