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EST RDC : Descente aux enfers des FDLR

Redigé par Tite Gatabazi
Le 16 mai 2021 à 07:44

Lieutenant Ndayizeye Yvon, chef des renseignements FDLR aux mains des FARDC. Défait par la détermination du Front Patriotique Rwandais « FPR », le gouvernement intérimaire pratique la politique de la terre brulée.

Apres avoir commis l’irréparable, le génocide contre les tutsis, il déménage quasiment les instances de l’Etat à l’Est de la R.D Congo.

La peur d’être tué était pour la population un mobile de fuite.
Cette peur a été canalisée, encadrée, y compris par la force et les menaces. L’exode massif est encadré par les autorités civiles et militaires.

Transitant par la « zone humanitaire sûre », ils sont accueillis en amis par l’opération turquoise.

En effet, sur instruction de l’Elysée, ils sont encadrés, accompagnés et installés dans des camps à la lisière de la frontière du Rwanda.

Les plus connus étant les camps de Panzi/Bukavu, Mugunga/Goma sur la route de Sake et Kibumba/Goma sur la route de Rutshuru.

De là, ils réceptionnent quantité d’armes fournies par la France réceptionnées à l’aéroport de Goma.

Les refugiés sont pris en otage, le contrôle s’exerce ouvertement par les politiques et les hommes en armes. Il en résulte de graves problèmes de sécurité pour les refugiés et des dilemmes pour le Haut Commissariat des Nations Unies au Réfugiés quant à sa mission de protection et d’assistance.

Selon le HCR, « la plupart des refugiés ont été contraints à l’exil par leurs propres dirigeants. Ce qui en fait des véritables otages ».

Le mot est lâché.

Le sens du mot « refugié » est dénaturé.

Effectivement, la proposition du Secrétaire Général des nations unies de trier les responsables politiques, militaires, miliciens et les séparer du reste de la population est restée lettre morte.

Dans ces camps contrôlés par les ex-FAR et interahamwe , ils créent d’abord ce qu’ils appellent « Armée de Libération du Rwanda », « ALIR », sous le commandement de Paul Rwarakabije. On se souvient des attaques meurtrières qu’ils mènent au Rwanda à l’époque.

Une dissidence interne crée une structure militaire dénommée Comité de Coordination de la Resistance « CCR » avec les hommes comme Christophe Hakizabera, Ignace Murwanashyaka, Alexis Nshimyimana, Jean Marie Vianney Higiro.

En mai 2000, le CCR devient FDLR et se rapproche de l’ALIR.
D’après plusieurs rapports des nations unies et des organisations des droits de l’homme, les FDLR sont l’un des plus importants groupes armés étrangers opérant sur le territoire de la République démocratique du Congo.

Il a été formé en 2000 et a commis des actes de violence graves dirigés contre des femmes et des enfants dans des contextes de conflit armé en RDC, y compris des meurtres et mutilations, violences sexuelles, enlèvements et déplacements forcés.

Les FDLR ont été désignées groupe terroriste par les nations unies et mis sous sanctions le 31 décembre 2012 conformément aux critères établis au paragraphe 4 de la résolution 2078 (2012).

Conformément au paragraphe 2 (g) des Directives régissant la conduite de ses travaux, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004) concernant la République démocratique du Congo rend publics les résumés des motifs ayant présidé à l’inscription sur la liste des sanctions des individus et entités visés par l’interdiction de voyager ou par le gel des avoirs.

En novembre 2003, on assiste à la spectaculaire reddition du Général Paul Rwarakabije avec cent et cinq de ses hommes parmi lesquels figure tout le haut commandement des FDLR, selon les autorités Rwandaises.

Cela pourrait d’ores et déjà signifier "le commencement de l’effondrement" de la rébellion, d’après Alison Des Forges, spécialiste du Rwanda pour l’organisation Human Rights Watch.

Mais les véritables ennuis commencent le 17 novembre 2009 avec l’arrestation de Murwanashyaka Ignace et Musoni Straton respectivement Président et vice président des FDLR à Stuttgart en Allemagne dans une enquête pour crime de guerre et crime contre l’humanité.

A l’époque, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon prendra note du jugement rendu le 28 septembre 2015 par le tribunal de Stuttgart, en Allemagne, contre ces deux ressortissants Rwandais.

Ils ont été condamnés respectivement à treize ans et huit ans de prison, pour avoir joué un rôle de leadership dans une organisation terroriste étrangère et pour avoir apporté leur aide à l’accomplissement de crimes de guerre sur le territoire de la République Démocratique du Congo.

Le 18 septembre 2019, la nouvelle tombe avec des images insoutenables. Sylvestre Mudacumura, commandant des FDLR a été abattu à Bwito/Rutshuru par les FARDC.

Recherché par la justice internationale, il a été "neutralisé" dans l’est de la République démocratique du Congo, selon l’armée congolaise.

Il faut signaler que les FDLR n’ont pas mené d’action militaire d’envergure au Rwanda depuis 2001.

Ils sont régulièrement accusés de commettre des atrocités contre les civils dans les zones sous leur contrôle dans l’est de la RDC, de recruter de force des enfants et de piller des villages, en plus de se livrer à de lucratifs trafics d’or et de bois.

Tout le monde est d’avis que l’Est du Congo ne pourra être stabilisé sans que ces rebelles ne soient désarmés et démobilisés.

Il faut dire que les FDLR sont en débandade depuis janvier 2015, début des « opérations sokola 1 et 2 » à l’est de la RDC.

L’opération Sokola 2 qui s’étend sur les territoires de Rutshuru, Masisi, Walikale et Nyiragongo, dans la province du Nord-Kivu a réalisé un bilan positif, selon le major Guillaume Njike Kaiko, porte-parole de l’opération.

C’est la zone ou l’on retrouve les FDLR.

Pour ce porte-parole : « ce bilan résulte des opérations de traque, des fouilles, bouclages, patrouilles de combats et des raids réalisées en 2019 par les Forces armées de la République démocratique du Congo ».

Le dernier en date est la capture du Lieutenant Ndayizeye Yvon, chef des renseignements des FDLR à Ndosho prêt de Goma par les FARDC.

Un climat délétère au sein de la direction est à la base des dissensions. Des mésententes entre Ndayizeye, le colonel Ruhinda et le Général Ntawanga Omega actuellement commandant des FDLR/FOCA.

Il faut rappeler que les autorités congolaises ont accusé les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), actifs dans l’est de la RDC, d’être les auteurs de l’attaque qui avait visé le convoi humanitaire prés de Goma se soldant par trois morts dont celle de l’ambassadeur d’Italie en RDC.

Bien plus, les FDLR sont régulièrement accusés d’attaques et d’embuscades similaires à celle qui a couté la vie à l’ambassadeur d’Italie. Faut il le dire ici, depuis le 1 janvier 2018, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés a activé la clause de cessation et les réfugiés rwandais ne seront plus considérés comme tels.

Le lieutenant Nikuze Jean Baptiste, communément appelé Lt Yvon Ndayizeye. Ici appréhendé par les FARDC.


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