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Diplomatie posée de Vincent Biruta : il jongle et tape sur les relations franco-rwandaises, Agathe Habyarimana, Rusesabagina...

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 30 avril 2021 à 12:20

Le Docteur Vincent Biruta, ministre rwandais des Affaires étrangères montre décidément que la diplomatie et l’art de se faire entendre ne demandent pas une volubilité de la langue ou un tapage médiatique à outrance.

Il s’est prêté au micro de France 24. Le Journaliste veut entendre de la bouche du ministre si le Rwanda souhaite traîner en justice quelques personnalités françaises pour leur "lourdes et accablantes responsabilités" dans le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda. Que pense-t-il à la question de déférer en justice l’ancienne Première dame Agatha Habyarimana ? Comment conçoit-il le fait que la Belgique nourrit des inquiétudes à propos du déroulement du Procès de Paul Rusesabagina ?

Des réponses dignes d’un diplomate de carrière
Le Ministre montre des qualités d’un fin diplomate. Pas question d’afficher des sentiments sur l’avenir des relations franco rwandaises qui se réchauffent petit à petit. Pour lui, ces sentiments n’existent pas en politique. Et puis, Monsieur le journaliste, pose la question à la personne indiquée, semble dire le Ministre à la question de savoir si le Président français Emmanuel Macron envisage de visiter le Rwanda en ce mois de mai qui vient.

"Nous avons apprécié le rapport Duclert poue ce qui est du pas intéressant posé par la France dans la reconnaissance de ses responsabilités dans la commission du génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda. Ces responsabilités ont été dégagées de par l’analyse des documents archivés. C’est ça l’important, plusqu’important même", a dit Biruta évitant avec une prestidigitation très calculée la question précise du journaliste qui voulait savoir si la complicité de certaines personnalités françaises dans le génocide Tutsi est établie et si le Rwanda allait poursuivre en justice les auteurs de ces responsabilités "lourdes et accablantes".

"On peut utiliser des termes différents (à propos de la complicité de la france dans le génocide des tutsi de 1994) mais ce que nous notons positivement c’est que ce Rapport Duclert est une contribution importante à l’Histoire. Il n’a pas été rédigé pour confirmer ou infirmer ce qui a été dit par telle ou telle personne. Il n’est pas nécessaire de discuter sur le terme qui aurait dû être utilisé. La complicité est un terme juridique. Même actuellement un débat est actif à ce sujet mais nous nous donnons assez d’importance à ce Rapport Duclert", a-t-il ajouté entretenant machiavéliquement un flou sur la démarche possible du Rwanda ou de la société civile qui, à la lumière du Rapport, pourra entreprendre une action en justice contre certaines personnalités françaises du précarré Mitterrand lourdement impliquées dans le génocide des Tutsi du Rwanda de 1994.

Sur quoi insiste-t-il ?
"Actuellement, une opportunité s’offre pour ouvrir une nouvelle page dans les relations franco rwandaises. Mais cela demandera de la volonté politique pour les deux parties impliquées. Pour notre part, nous sommes prêts", a-t-il ajouté trouvant qu’un des signes de cette volonté politique de la France revient à déférer en justice les anciennes personnalités publiques politiques et de la société civile rwandaises qui ont été exfiltrées pour la France au moment où elles fuyaient devant la ferme avancée des INKOTANYI qui tentaient d’arrêter le génocide qu’elles venaient d’organiser et d’exécuter.

A la question d’arrêter et traduire devant la Justice française ou être extradée au Rwanda la Dame Agathe Habyarimana, le Ministre Biruta a montré que la jauge des relations entre la France et le Rwanda résidera dans l’arrestation de tous les présumés présumés génocidaires qui ont des appuis français.

Indépendants et libres de toute injonction, nous sommes !
Ostensiblement, le Dr Vincent Biruta a balayé la question du journaliste à propos des inquiétudes de la Belgique sur le sort de son sujet Paul Rusesabagina.
"Que voulez-vous ? La justice rwandaise sera équitable à son sujet. Aucune loi ne sera violée à son encontre", a-t-il dit montre qu’il ne doit pas interférer dans les affaires judiciaires. Par là, il a aussi affiché une certaine indépendance du Rwanda qui comprend difficilement des injonctions venant de son précieux partenaire la Belgique qui entend voir libérer le célèbre détenu, lui qui s’est retiré de son procès, décidant qu’il n’a rien à attendre de la justice rwandaise qui lui reproche d’avoir fondé un mouvement politico militaire le MRCD/FLN (Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique-Front de Libération National) qui tué d’innocents civils dans la région frontalière avec le Burundi.
https://www.youtube.com/watch?v=ToNYvOdf-Kg


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