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Covid 19 : Question à tout humain

Redigé par Kanyana Kabale Bernard
Le 23 avril 2020 à 01:36

Ce poème est un questionnement inspiré par un constat, après deux mois d’observation-méditation, en confinement.
Le poète interpelle les “Grands Gestionnaires –Gérants de l’humanité” qu’il a, à la venue du covid-19, baptisé mwamwa, ceux-là qui n’ont fait que se terrer au fond de leurs donjons, après avoir ordonné à toute l’humanité de se confiner.
Il leur demande si s’entremanger face à l’ennemi commun invisible ne serait pas précurseur de S’ENTREBOIRE, au futur, au moment où le mwamwa actuel deviendra (it) MWAMWA ET MWA RAGAILLARDI !! Il clot ce chapelet de questions en s’adressant à chacun par la recherche effrenée des vains gains. Cette recherche devrait –elle continuer à obstruer le sens humain dans des humains, quand bien même déshumanisés, ici, devant tout le monde ?
Note explicative du poète

Cinq mois après l’apparition de Covid 19 sur la planète Terre
Dites, honorables mesdames et messieurs les humains,
chevaliers de tout ce qui va à l’humain
Pourquoi lorsque mwamwa est arrivé
Vous vous êtes retirés au fond de vos 4 murs ?
Vous n’avez éxigé pour arme que
Masques -bouche et nez-
Tout en lavant les mains

Vous avez démontré
Que le poids de la sécurité face à la liberté,
Dans toute balance,
est lourd

Même les sans abris,
vous les montez dans des chambres 6 Etoiles
Où le sommeil coûte cher.

Dites, lorsque mwamwa et mwa arrivera au futur,
que ferez -vous pour le bien des nains ?

Dites pourquoi vous vous entremangez
à présent,
En vous jettant à la face la balle de ping-pong verbal
Au lieu de sauver la vie des femmes et des hommes,
même en âge qui exige égards et gratitude

Eux qui ont labouré vos champs
Et ont produit brut tout produit intérieur brut bancaire
Pourquoi lorsque mwamwa est arrivé
N’êtes-vous pas allés
Au fond des coffres-forts hérités ?

Vous avez préféré,
comme - moi,
constater que persone ne peut manger,
masque en place
Que plus rien de polluant,
D’injuste,
De meurtrier,
De volé
n’a de rôle que s’il sent du commun

Vous vous entremangez !!
Vous allez meme avaler cette vérité transfigurée
Plus personne sans les autres,
Plus de nation sur son ilot
Où rester fort,
Plus fort que tout,
Pour ensuite prendre sa fusée
Et aller loin de Mars
Ne serait-ce que se leurrer

Rien qu’ industries qui
ne soient confection des masques
En ignorant la chloroquine
Plus personne ne peut
Ni rouler
Ni marcher,
A cause du confinement,
Vaille que vaille

Dites, vous entreboirez-vous
Lorsque mwamwa et MWA ragallardi
Verra votre jeu vilain ?

Dites pourquoi vous ne vous dites jamais
Pourquoi les autres
Ne sont plus capables de jouer
Et de se réjouir,
Eux-aussi
Pour avoir matché face à des adversaires humains,
Nains vivant dans la précarité,
Jeu de fous

Pourquoi lorsque mwamwa est arrivé
Les sans-emplois ont tout perdu
Comme les poux du fou ?

Dénudé par sa propre nudité,
Loin de son haillon abandonné
Aux confins du village riverain
Où il était allé explorer le sens humain qui le fuit toujours,
vers la noyade au marais inhumain

Dites pourquoi le maçon n’habite jamais
dans ses oeuvres architecturales
bien entretenues

Dites pourquoi le coordonnier n’achète que du cirage “pour clients”
dont il blanchit la crasse
Par la brosse,
Il ne la prend jamais avec lui,
Avant d’aller au boulot pour bosser,
Pour ses boss

Dites pourquoi le médecin vous soigne
Avec tous les soins
Afin d’être plus utile et important
Comme si votre maladie
Et les soins qu’elle exige
ne seraient que sa propre propriété bancaire
Là où vous allez souvent signer,
Avec assurance,
Même des chèques en blanc

Dites,honorables
Mesdames et messieurs les humains
Gestionnaires-gérants de l’humanité
A quand l’audit d’évaluation non auto-évaluation par des ‘self made’
Qui se font ,
S’auto-font ?
Et se défont par défaut
Comme des faux érudits de l’éradication de l’humanité,
Sans eux (sic !)

Dites pourquoi ils n’ont que payé des primes
pour les primés
Braves boxeurs contre Covid 19
Sans assurance maladie à vie,
Quand bien même ils protègent la vie,
Toute leur vie,
Ces disciples d’ Hypocrate
jamais hypocrites
Ni criminels sans odorat qui s’ignorent
Et se tuent ?

Comme le traître Dr. Theodore,
Longtemps parlementaire menteur du peuple,
Pour qui chaque jour,
Que la vie sans protection de la survie humaine
Peu dorée et sans pain
Avait longtemps réjoui
Dans un pouvoir jouisseur de la discrimination entre humains
Durant 36 ans,
Sans pensée qui pense bien
A quelque bien dans ce qui n’ est pas ego

Mesdames et messieurs les humains
Qui ne lisez plus Héraclite,
depuis que la ruée sur le gain
Est devenue saut des vautours
Sur des cadavres en putréfaction,
sur cette planète sans sens,
Surtout au Rwanda, entre avril et juillet 1994

Vous souviendrez-vous que ce sage et poète avait dit :,
“Tout coule, tout change".
Tout coule, tout change, ou plutôt,
Tout coule et bouge,
Et rien ne démeure.

Seriez-vous prets à croire a cette prophetie ,
Si vous ne pensez plus au vrai bien ?
Elle va vers le correct ;
C’est un principe lumineux éclaireur,
Une certitude proche du certain...

Que vous l’adoptiez ou pas,
Elle vaut les égards de l’éleveur rwandais
A l’endroit de son veau

Le poète s’en fout
que vous vous foutiez de toute poésie
Et du sens poétique.
Est-ce que ces jours impies redresseraient,
Un jour,
ceux qui ne veulent plus jamais se révisiter
Parce qu’obstrués
Par la recherche des vains gains ?


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