00:00:00 Nos sites KINYARWANDA ENGLISH FRANCAIS

Carnage à Goma l’ONU exige une enquête indépendante

Redigé par Tite Gatabazi
Le 1er septembre 2023 à 06:30

Le vendredi, l’Organisation des Nations unies (ONU) a fermement demandé une enquête approfondie concernant la répression militaire sanglante survenue le mercredi lors d’une manifestation à Goma, en République démocratique du Congo (RDC).

Cette intervention brutale a tragiquement coûté la vie à une cinquantaine de civils.

Ravina Shamdasani, représentante et porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, lors d’une conférence de presse à Genève, a insisté sur le fait que l’enquête menée par les autorités doit rigoureusement évaluer l’intervention des forces de sécurité lors de ce carnage.

Il est impératif, selon elle, que l’enquête soit menée en profondeur, avec efficacité, tout en conservant une totale impartialité. Bien qu’elle ait fait mention de 53 décès, Mme Shamdasani a admis que ce chiffre pourrait malheureusement augmenter.

Selon des informations provenant d’un document interne des Forces armées congolaises (FARDC), auquel l’AFP a eu accès et qui a été validé par diverses sources militaires et du renseignement, cette manifestation, orchestrée par un groupe sectaire contre les forces onusiennes présentes en RDC, a causé la mort de 48 personnes et en a blessé 75 autres.

Mme Shamdasani a fortement insisté sur la nécessité de tenir responsables tous ceux qui ont commis ces graves violations, sans exception ni préférence pour leur affiliation.

Elle a également révélé que lors de cette opération, 222 individus ont été appréhendés, parmi lesquels on compte des femmes et des enfants.

La porte-parole a exprimé de vives inquiétudes face au potentiel élevé de violations des droits de l’Homme dans des circonstances aussi volatiles. Elle a souligné l’importance de garantir le plein respect des droits fondamentaux de tous les détenus, y compris leur droit à une justice équitable.

Elle a aussi appelé à ce que les autorités locales accordent au Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’Homme un accès ininterrompu aux personnes actuellement en détention.

Mme Shamdasani a rappelé que chaque citoyen a le droit inaliénable de s’exprimer et de se rassembler de manière pacifique. Cela inclut leur droit de manifester contre les Nations Unies ou toute autre entité.

Elle a insisté sur la responsabilité des autorités de garantir et faciliter ce droit fondamental au rassemblement pacifique.

L' ONU a fermement demandé une enquête approfondie concernant les manifestations à Goma, en RDC.

Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM
Publicité