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Burera : La Police d’hygiène publique détruit 2.300 l de boisson prohibée ; on n’offre pas d’alternatives de consommation

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 29 janvier 2021 à 01:14

Ce mercredi 29 janvier 2021, Village Rugarama de Karangara en district de Burera frontalier avec l’Uganda ; la Police d’hygiène Publique a saisi et détruit 2.130 litres de vin artisanal prohibé dit IGIKWANGARI.

Cette marchandise largement consommée illégalement par les habitants de cette région a été saisie chez un brasseur du coin.

Le porte-parole de la Police en province du Nord, CIP Alexis Rugigana, est prompt à brandir le fait que ses services ont été alertés par les voisins de ce traditionnel brasseur de sauvette qui ne sait pas qu’il doit solliciter des visites des autorités et experts nationaux en matière de normalisation de RSB/Rwanda Standards Boards pour devoir se conformer aux normes internationales.

"Nous avons trouvé du matériel de fabrication de cette boisson en quantité industrielle. Il vendait au détail sa boisson chez lui et fournissait une partie de sa production à ses clients des Secteurs voisins", a dit le Porte parole régional de la Police d’Hygiène.

Il est facile d’accuser ce brasseur traditionnel d’usage d’ingrédients nocifs pour la santé des consommateurs de ses produits. Pourtant ces forces de l’ordre n’ont pas saisi les laboratoires du pays pour déterminer l’étendue des ravages de ce breuvage.
Encore moins, la Police d’Hygiène Publique n’a pas commandé un travail de recherche sociologique et se demander pourquoi malgré cette soi disante nocivité, les paysans préfèrent la consommer et font fi de la contre campagne publique faite autour de la consommation de cette boisson.

"A voir les conditions désastreuses de manque d’hygiène criantes, à voir les ingrédients utilisés pour produire ce breuvage (un levain pour boulanger, du sucre, ...), cette boisson pourrait être cause de maladies. Bien plus, ceux qui la consomment entrent très vite dans l’état d’ébriété et commettent sans le savoir des crimes de coups et blessures et de viols de femmes. Des confrontations vilentes familiales suivent", a dit à la presse le porte-parole régional de la Police montrant que rien n’a été fait pour évaluer avec exactitude l’étendue des dégats pouvant être occasionnés par la consommation de ce breuvage qui est, contrairement aux boissons industriellement travaillées locales, à la hauteur de leur pouvoir d’achat.

Ces habitudes de consommation citoyennes interpellent les autorités de base, les milieux de recherche universitaires multidisciplinaires mais aussi les agents de maintien de l’ordre.

Comment pouvez-vous interdire au citoyen tel produit qui sied à sa poche au moment où vous lui imposez un produit de substitution dont il est incapable de se procurer alors qu’il s’agit de satisfaire des besoins essentiels, se dit un observateur intéressé qui trouve que les dirigeants nationaux et de la base communautaire ont tendance à ne pas comprendre qu’ils vivent sur les frais des contribuables et que pour cela, ils doivent comprendre toutes les sections économiques de la société quitte à améliorer les us, les coutumes, les modes de production.

"Un dirigeant consciencieux doit comprendre nécessairement le comportement d’un citoyen qui veut vivre honnêtement sa vie. Il doit l’accompagner dans sa dénmarche de production. Il ne doit pas surgir, même les agents de maintien de l’ordre, pour réprimer ou réprimander", a-t-il ajouté.


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