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Arusha accueille le sommet de l’EAC

Redigé par IGIHE
Le 25 novembre 2023 à 01:41

Les chefs d’Etats et de gouvernement de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est « EAC » se sont retrouvé à Arusha en Tanzanie pour le 23e sommet ordinaire.

Le président en exercice, Evariste Ndayishimiye du Burundi a passé le flambeau au Président Salva Kiir Mayardit du Sud Soudan.

Le sommet a admis en son sein un nouveau membre, la République Fédérale de Somalie.

S’agissant du dossier épineux de la sécurité et l’instabilité à l’Est de la république démocratique du Congo, le sommet a pris acte de la décision du gouvernement congolais de ne pas renouveler le mandat de la force EAC qui prend fin le 8 décembre 2023.

Néanmoins, le sommet n’a pas adopté la date de retrait de ladite force.

La date et les modalités de retrait de la force a été confié aux ministres de la défense, aux chefs d’états-majors de EAC et de la SADC qui se réuniront avant le 8 décembre 2023 et soumettront leurs conclusions et recommandations aux Chefs d’Etats de la région lors du prochain sommet dont la date n’a pas été arrêté.

Et en attendant, les forces de EAC restent en RDC.

La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) reste une préoccupation majeure pour la communauté internationale et pour les acteurs régionaux.

L’envoyée de l’ONU a alerté sur une dégradation "considérable" de la situation, signalant des combats intensifiés entre belligérants y compris les affrontements entre wazalendo​​​​.

Malgré des avancées notables dans certaines provinces comme le Sud-Kivu, la nécessité d’une protection physique de milliers de personnes demeure un indicateur clair des défis sécuritaires persistants​​.

La crise humanitaire est exacerbée par la violence, comme en témoigne le nombre record de déplacés internes, atteignant près de 7 millions de personnes, poussées à quitter leurs foyers à cause des conflits.

Dans ce contexte tendu, les implications pour la campagne électorale sont significatives. La situation sécuritaire a entraîné l’impossibilité pour de nombreux citoyens de voter, et la campagne électorale elle-même est devenue un point focal des critiques et des inquiétudes.

Moïse Katumbi, l’un des candidats à l’élection présidentielle, a centré son discours sur la situation sécuritaire lors de sa campagne à Goma, et le président Félix Tshisekedi, est confronté à des critiques sur leur gestion de la crise sécuritaire​​​​​​.

L’Est de la RDC reste englué dans un cycle de violences et d’insécurité qui menace la stabilité de la région et le processus démocratique.

La communauté internationale, y compris les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, exprime son inquiétude quant à la possibilité d’une escalade et appelle à une réponse coordonnée pour prévenir une détérioration plus grave de la situation.

La campagne électorale en cours pourrait soit contribuer à clarifier et à résoudre certains de ces problèmes, soit malheureusement les exacerber, dépendant de la façon dont les acteurs politiques et la société civile réussiront à naviguer dans ce climat délétère​​.

Le sommet a admis en son sein un nouveau membre, la République Fédérale de Somalie.

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