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Affaire Rusesabagina : La fille Carine Kanimba fait du coq à l’âne au micro de The Newsmakers

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 26 février 2021 à 02:58

Devant le juge rwandais, Le comparant Rusesabagina, inspirateur du film Hotel Rwanda de qui il tient la celebrite, brandit toujours l’argument d’avoir été kidnappé. Pour lui, ce supposé vice de forme dans son arrestation importe plus que les faits probants et attestés de terrorisme dont il est accusé. Sa fille Carine Kanimba intervient sur une television turque pour tenter de soutenir le pere. Elle va a contre courant.

Pourquoi le mouvement armé fonde par son pere, le FLN a-t-il égorgé huit paisibles paysans dans les districts Nyamagabe et Nyaruguru fontaliers avec les provinces burundaises de Cibitoke et de Kayanza en passant par les forêts naturelles de la Kibira (Burundi) et de Nyungwe au Rwanda ? La fille fera des glomerations en lieu et place de reponse claire.
"Il a toujours souhaite la paix et la democratie a son peuple", trouve-t-elle a dire. Pourtant le pere annonce et declare a la cour qu’il n’est pas rwandais.

Contradictions !!!
Paix en egorgeant les gens comme des moutons ?
Democratie en faisant danser les paisibles au son de la musique lugubre des fusils et canons ?

Quand un homme comme Paul Rusesabagina est propulsé au devant de scène internationale comme activiste des droits humains, il devient l’appât de lobbies qui le façonnent pour que, plus tard, ils perçoivent des dividendes consistants. Ceux-là, comme aux anciens temps de faiseurs de rois, sont des faiseurs de présidents.

Sans contredit, Paul Rusesabagina aura commis une erreur d’aller vite en besogne et de croire que ces lobbies de la Communauté internationale étaient si puissants au point qu’ils étaient capables de financer un groupe armé, le FLN, et de lui donner des moyens spirituels de détermination pour, à la fin, prendre le pouvoir à Kigali. L’actuel locataire de la Prison de Mageragere, prison centrale de Kigali, aura-t-il été grisé par ces sympathies agissantes et son aura de héros inspirateur du film hollywoodien Hotel Rwanda ?

« Nous avons fondé le FLN/Front National de Libération comme aile armée (du MRCD/Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique) non pas un mouvement terroriste comme l’avance le Ministère Public. Je ne nie pas que le FLN a commis des crimes mais mon rôle était la diplomatie », a dit en septembre dernier, dans la salle de police où il était gardé à vue, Paul Rusesabagina au cours d’une interview avec la presse internationale dépêchée pour venir aux nouvelles.
Et les séances de procès vont se succéder les unes après les autres. Le tapage médiatique occidental ne cessera jamais. Il s’amplifiera au contraire. Des observateurs superficiels croiront que cet Occident ne veut pas lâcher prise uniquement pour une personnalité devenue publique façonnée comme activiste des droits humains avec moult décorations du Gouvernement américain et autres.
De fins analystes perçoivent dans ce tapage et gesticulations des médias et associations d’activistes des droits de l’homme internationaux, la colère de lobbies occidentaux qui ont beaucoup investi en cet homme qui tombe comme une statue d’argile.

« Il est pratiquement impossible que ce homme ait gain de cause. Ceux qui ont conçu son projet de capture du pouvoir et qui l’ont financé n’ont pas tenu à former une cellule forte de campagne politique et de communication. Cette cellule l’aurait conseillé dans ses démarches politiciennes pacifiques. Mais lui aussi, en fondant une aile armée FLN de son mouvement, il n’a pas pensé deux ou plusieurs fois sur les implications de ce geste. Tout civil qu’il est, il n’a pas su préparer et ordonner les démarches à entreprendre sur terrain et faire un suivi rapproché. La tuerie de ces huit civils de Nyabimata en district Nyaruguru et Kitabi (en district Nyamagabe) avec incendie de véhicules de transport en commun qui se rendaient ou venaient de Kamembe à Cyangugu… cela, il ne pourra pas s’en dédouaner. Les lobbies qui sont derrière lui regrettent nécessairement ne pas avoir su cibler un homme de la trempe d’un militaire qui comprend que chaque acte militaire posé est lourd de conséquences. Pourquoi n’a-t-il pas pensé qu’une discipline militaire stricte est importante dans cette aventure-là avant de penser à recruter des éléments qui se comportaient comme des mercenaires attaquant des cibles civils faibles et non militaires ? », a dit cet analyste qui a requis l’anonymat.

La fille de l’accusé, Carine Kanimba, raconte des bobards à cette télévision turque The Newsmakers et esquive les questions de la présentatrice qui, pour donner le ton, cite le père de l’interviewée qui en 2018 a décidé que « Le temps est venu pour usage de toutes les formes de lutte pour amener le changement au Rwanda ».
La jeune fille n’a qu’une petite fenêtre de sortie : « A voir l’itinéraire historique de mon père durant toutes ces années, il appelait à la paix et la démocratie au Rwanda ».
La pauvre fille n’a pas compris dans quoi cette présentatrice l’a embarquée avec des questions embarrassantes. Mais ce n’est pas grave ! Les lobbistes sont entrain d’étudier pour son père d’autres recettes. Ils useront de toute leur influence aux décisions makers des métropoles américaines, française, anglaise ou romaine pour faire pression sur le Rwanda qui, subissant comme les autres tous les diktats exercés sur les pays du Tiers Monde, oubliera sa rigueur et son indépendance judiciaire pour relâcher « cet accusé de terrorisme belgo américain ». Il a renié devant la Cour sa nationalité rwandaise.

Ces vœux des lobbies !!! Attendons les délibérations de la cour sur le cas Rusesabagina qui seront lues ce 26 février.


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