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Abattoirs non conformes : Ministres sous la loupe du Parlement

Redigé par Ange Carolle Kouassi
Le 17 octobre 2023 à 10:00

Le 17 octobre, le ministre du commerce et de l’industrie, Jean-Chrysostome Ngabitsinze, et le ministre de l’administration locale, Jean Claude Musabyimana, se présenteront devant la chambre basse du Parlement pour répondre à des inquiétudes concernant les installations d’abattage ne respectant pas les normes.

Cette convocation fait suite à une résolution adoptée par la séance plénière le 18 janvier, demandant officiellement leur présence pour clarifier des questions liées à la sécurité de la viande.

Les membres du Parlement ont exprimé leur préoccupation quant à la qualité de la viande consommée au Rwanda, soulignant que certaines viandes étaient vendues sans avoir subi des tests approfondis pour dépister les maladies et les contaminations. Ils ont également mis en lumière les problèmes d’hygiène dans ces installations d’abattage.

Le rapport du vérificateur général de 2021/2022 a révélé que les 25 installations d’abattage contrôlées ne respectaient pas toutes les exigences en matière de bâtiments, d’équipement et de personnel, ce qui pourrait compromettre la sécurité de la viande. De plus, 36 des 47 abattoirs ne fournissaient pas les documents et les cachets nécessaires pour attester que la viande vendue avait été testée à des fins de sécurité.

L’absence de licences appropriées a également été constatée chez 15 des 28 transporteurs de viande inspectés, entraînant un mauvais transport de la viande dans des conteneurs ne respectant pas les normes.

Le rapport final de la stratégie nationale de la chaîne de valeur de la viande 2022-2027, publié en octobre 2022 par le ministère du commerce et de l’industrie (MINICOM), souligne les défis majeurs auxquels sont confrontés les abattoirs locaux. Ces défis vont de modèles économiques inadéquats à des problèmes de conformité aux normes de sécurité et de qualité de la viande.

Parmi les défis à relever, citons le modèle économique inadéquat des abattoirs, le mécanisme inadéquat de la chaîne du froid (pour garantir que la viande est transportée en toute sécurité dans une chaîne d’approvisionnement à température contrôlée, par exemple dans des conteneurs réfrigérés), et les problèmes de conformité aux normes de sécurité et de qualité de la viande et des produits à base de viande.

D’autres sont le non-respect ou l’absence de bonnes pratiques d’abattage, un système de sécurité alimentaire/viande qui n’est pas toujours efficace pour protéger la santé publique contre les épidémies de maladies infectieuses et d’origine alimentaire, l’absence d’un système de traçabilité alimentaire opérationnel au niveau national, ainsi que la question de la certification de l’abattoir.

Les données disponibles auprès des districts et d’autres informateurs clés soulignent l’importance des abattoirs et du commerce de la viande dans la chaîne de valeur nationale de la viande, où au moins 580 opérateurs sont actifs dans tout le pays, conformément à la stratégie nationale de la chaîne de valeur de la viande 2022-2027.

Ce sous-secteur comprend 107 installations d’abattage, 400 bouchers, 52 négociants en viande transfrontaliers, huit transporteurs de viande, huit exportateurs de viande et cinq transformateurs de viande.

Il est clair que des actions sont nécessaires pour résoudre ces problèmes et garantir la sécurité alimentaire, la qualité de la viande et la conformité aux normes. La convocation des deux ministres devant le Parlement est une étape importante pour aborder ces questions critiques qui touchent la chaîne de valeur nationale de la viande.

Abattoirs non conformes : Ministres sous la loupe du Parlement

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