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4 femmes sur 10 victimes de sexisme en France

Redigé par IGIHE
Le 19 janvier 2019 à 11:43

Le sexisme sous toutes ses formes semble ancré dans la société, à en juger l’état des lieux dressé par le Haut Conseil à l’Egalité. Problème, moins de 3% des actes sexistes débouchent sur une plainte.

Le HCE définit le sexisme comme "une idéologie qui repose, d’une part, sur le postulat de l’infériorité des femmes par rapport aux hommes" et c’est d’autre part "un ensemble de manifestations, des plus anodines en apparence aux plus graves (remarques, représentations stéréotypées, sur-occupation de l’espace... jusqu’à entrave à l’avortement, viols, meurtres...)".

"Source des inégalités hommes-femmes", le sexisme touche de nombreuses femmes au quotidien mais il est peu condamné : "4 femmes sur 10 indiquent avoir dernièrement été victimes d’une injustice ou d’une humiliation du fait d’être une femme. A peine 3% des actes sexistes qui tombent sous le coup de la loi font l’objet d’une plainte et seulement 1 plainte sur 5 conduit à une condamnation", précise le document.

LES INJURES SEXISTES PEU CONDAMNÉES
Les injures sexistes font partie de ces violences du quotidien que les victimes signalent très peu à la police. Seules 3% de ces injures font l’objet d’une plainte. "En 2017, 1,2 millions de femmes ont fait l’objet d’une injure sexiste, soit près d’1 femme sur 20. Dans 64% des cas, l’insulte contient les mots "salope" (27%), "pute" (21%) ou "connasse" (16%).

Bien que passibles d’1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende, ces injures sont aussi peu condamnées. En 2017, seules 4 condamnations pour injures sexistes ont été prononcées.

Autre signe de cette imprégnation sociétale du sexisme, celui-ci est un "ressort fréquent de l’humour", pointe encore le HCE. "L’analyse réalisée par le HCE sur un échantillon de sketches montre que plus de la moitié d’entre eux mobilise au moins un ressort sexiste : l’on y rit souvent des femmes, mais... sans les femmes".

Face à cette problématique, le HCE appelle au lancement d’un premier Plan national contre le sexisme 2019-2022. Objectifs souhaités : mieux mesurer le sexisme, le faire reculer en sensibilisant davantage l’opinion et en condamnant les auteurs. Le HCE plaide également pour un meilleur accompagnement des victimes de sexisme via notamment le financement des associations dédiées.

Ce premier rapport sur le sexisme découle de la mission confiée au Haut Conseil à l’Egalité par la loi relative à l’égalité et la citoyenneté du 27 janvier 2017.

avec topsante.com


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