Polémique : Paul Pogba victime du racisme d’un haut dirigeant du football italien

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 28 juillet 2014 à 02:29
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Un haut dirigeant du football italien, candidat à la présidence de la fédération, a tenu des propos racistes à l’encontre de Paul Pogba, suscitant un vive scandale.

Carlo Tavecchio a 71 ans. Il est actuellement vice-président de la fédération italienne de football (la Federcalcio) et brigue depuis quelques semaines la présidence de cette institution. En pleine campagne, il a tenu des propos racistes et insultants à l’encontre de Paul Pogba. Vendredi, lors d’un discours présentant sa candidature, il a déclaré : « Opti Poba est arrivé et mangeait des bananes, aujourd’hui il joue titulaire en série A ».

Ce sont les médias qui ont relié Paul Pogba à la déclaration, Opti Poba étant bien entendu un joueur fictif. Toutefois, la similitude des noms entre la star de la Juventus et ce joueur fictif est trop importante pour être mise en aparté. C’est la seconde fois que le milieu de terrain est victime de racisme en Italie, alors même que tous sont d’accord pour dire que c’est l’une des plus grandes stars du ballon rond. Paul Pogba avait d’ailleurs été élu meilleur jeune du Mondial 2014.

Carlo Tavecchio a tenté des excuses, affirmant qu’il « accepte toutes les critiques mais pas l’accusation de raciste parce que toute [sa] vie témoigne du contraire ». Toutefois, celui qui était le favori pour la présidence de la Federcalcio pourrait bien ressentir lourdement les retombées de cette polémique.

Sa déclaration, a fait le tour du monde du ballon rond et a suscité de vives réactions. Les hommes politiques italiens ont ouvertement affiché leur exaspération face à un racisme toujours plus présent au sein du football italien, tandis que les médias italiens comme français ont multiplié les titres interpellateurs soulignant le caractère choquant de ces propos. Ainsi, le sous-secrétaire de la présidence du Conseil en charge du sport a fait part de sa « profonde irritation ».

En parallèle, Debora Serracchiani, vice-secrétaire du Parti démocrate (gauche, au pouvoir) a déclaré que ces propos sont l’image même de ce que l’Italie ne peut pas se permettre et son parti a exhorté le dirigeant a retirer sa candidature pour l’élection au poste de président, qui aura lieu le 11 août prochain.


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