RDC : satisfaction et prudence après la signature de l’accord

Publié par igihe
Le 2 janvier 2017 à 02:22
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Beaucoup de questions restent en suspens après la signature, samedi 31 décembre, de l’accord entre majorité présidentielle et opposition de RDC. Les bons offices des évêques catholiques, qui ont accompagné et supervisé les négociations, sont loin d’être terminés. Les différentes composantes politiques congolaises doivent encore se retrouver pour arriver à un consensus sur un « arrangement particulier » portant sur de nombreuses questions, dont le calendrier d’application de l’accord. Une première réunion devrait se tenir en début de semaine. Certains points inquiètent, comme les réserves émises à côté de la signature de la majorité présidentielle au bas de l’accord. D’autres rassurent, comme l’annonce de la fin des poursuites judiciaires contre plusieurs opposants.

C’est avec soulagement mais prudence que la communauté internationale a accueillie la signature samedi de l’accord entre opposition et majorité en RDC. L’Union européenne et la Monusco ont souligné que le travail devait continuer pour une mise en œuvre effective de l’accord. Une prudence notamment alimentée par les réserves officiellement formulées par la majorité au moment de la signature.

Même si elles suscitent des craintes, le ministre des Affaires étrangères belge Didier Reynders estime que les deux camps n’ont d’autre choix que de dépasser leurs réserves respectives pour travailler dès maintenant à finaliser l’accord. « Je pense que ce qu’il faut vraiment prendre comme un élément positif, c’est la capacité des évêques de remettre autour de la table pratiquement l’ensemble des acteurs congolais sur la scène politique. Mais on sait qu’il y a énormément de réserves, soit exprimées, comme ça a été le cas par la majorité présidentielle, soit qui sont évoquées lorsqu’on contacte l’un ou l’autre des acteurs. Et ces réserves, elles vont devoir être levées, il n’y a pas beaucoup d’autres solutions dans la mise en œuvre », souligne-t-il.

« C’est là que j’espère que la Conférence des évêques continuera à jouer son rôle de médiation, et puis que la communauté internationale va continuer aussi à mettre suffisamment de pression autour de cet accord pour que l’on aille vers une mise en œuvre concrète, à savoir la mise en œuvre des élections en 2017 dans de bonnes conditions, insiste Didier Reynders. Pour qu’il y ait des élections dans de bonnes conditions, il faut que tout le monde se sente à l’aise à la fois dans la manière dont les élections vont s’organiser - c’est tout le problème de la Commission électorale nationale indépendante, la Céni - et puis dans la façon de pouvoir participer - c’est tout le problème de l’ouverture de l’espace public et du fait que tous les candidats puissent participer dans les mêmes conditions. »

Le « meilleur cadeau » pour les Congolais

Les Congolais aussi sont partagés entre espoir et prudence. Comment les Kinois réagissent-ils face à cet accord qui devrait permettre la tenue des élections crédibles et pacifiques en décembre 2017 ?

avec rfi.fr


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