RDC : l’UNC participera au gouvernement Badidanga sous certaines conditions

Redigé par igihe
Le 25 novembre 2016 à 12:59
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L’Union pour la nation congolaise (UNC) va participer au gouvernement Badibanga sans son chef, Vital Kamerhe. Ce parti exige cependant que le Premier ministre s’engage à régler la question de l’insécurité dans l’Est du pays et d’assurer le respect strict de l’accord de la Cité de l’Union africaine. L’option a été levée jeudi 24 novembre par la direction politique de ce parti élargie aux alliés.

Vital Kamerhe indique que ces préalables ont été communiqués jeudi même au Premier ministre Samy Badibanga.

« Nous avons dit au Premier ministre exactement ceci : l’UNC et Alliés acceptent de vous accompagner […] dans l’application de l’accord du 18 octobre pour amener le pays jusqu’aux élections. Mais, vous devez tenir compte de la question de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, plus particulièrement dans le grand Nord [Nord-Kivu] », a déclaré M. Kamerhe.

L’UNC et Alliés ont également appelé Samy Badibanga, dans le cadre de l’application de cet accord politique, à « poursuivre les mesures de décrispation politique ; compte tenu du fait que nous sommes dans une période particulière. »

Pour Vital Kamerhe, il n’est pas question de former le gouvernement pour le plaisir de le former. « Le gouvernement doit répondre à un certain nombre de défis : appliquer l’accord, [assurer] la sécurité, le respect des droits humains, les mesures de décrispation, la promotion des femmes et des jeunes, le renouvellement de la classe politique », a-t-il détaillé.

M. Kamerhe a précisé que lui-même ne ferait pas partie de l’équipe gouvernementale. « Nous pouvons servir le pays sans attendre des postes ministériels », s’est-il justifié.

Le député Samy Badibanga a été nommé le 17 novembre Premier ministre par Joseph Kabila. Il poursuit des tractations en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale, conformément à l’accord signé à l’issue du dialogue politique de la Cité de l’UA.

Au même moment, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) continue ses consultations en vue de rapprocher les signataires de cet accord de non-signataires, regroupés au sein du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.

Avec radiookapi.net


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