Nigeria : face à la répression du mouvement pro-Biafra, Amnesty s’inquiète

Redigé par igihe
Le 24 novembre 2016 à 12:16
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Selon Amnesty International, au moins 150 manifestants pro-Biafra ont été tués par les forces de sécurité au Nigeria en un an. D’août 2015 à août 2016, les sympathisants du Peuple indigène du Biafra (IPOB) ont défilé dans plusieurs villes du sud-est pour réclamer l’indépendance. L’armée, selon Amnesty, a parfois ouvert le feu à balles réelles pour les disperser. Témoignage.

Sur RFI, Samira Daoud, d’Amnesty International à Dakar, estime que les opérations de maintien de l’ordre au Biafra n’auraient jamais dû être confiées à l’armée :

« L’armée n’est pas formée à gérer des foules et à faire ce travail-là. Et nous pensons sincèrement que le fait d’avoir envoyé une armée pour assurer le maintien de l’ordre explique en grande partie ce bain de sang. Nous avons eu à dénoncer depuis très longtemps les agissements de l’armée nigériane dans le sud-est du Nigeria, mais aussi dans la lutte contre Boko Haram. Nous avons documenté et produit de nombreux rapports. Rien n’a été fait jusqu’à présent, personne n’a été sanctionné. »

« Je pense que cette absence de poursuites à l’encontre de responsables au sein de l’armée, et donc ce sentiment d’impunité, expliquent aussi le fait que ça puisse se reproduire dans d’autres régions. C’est parce qu’on laisse l’armée se comporter de cette façon-là, et peut-être même qu’on lui donne l’ordre de se comporter de cette façon-là, qu’on se retrouve dans une situation où des manifestations totalement pacifiques sont réprimées aussi violemment. »

Avec rfi.fr


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