Nicolas Sarkozy : un meeting sous le signe de l’identité

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 28 août 2016 à 09:26
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DROITIER - Comme en réponse à Alain Juppé, Nicolas Sarkozy prenait la parole ce samedi après-midi, au Touquet. Un discours marqué par le thème de "l’identité nationale".

Nicolas Sarkozy tenait un meeting, ce samedi 27 août, au Touquet (Pas-de-Calais), à l’occasion du campus des "Jeunes républicains". Et le discours de l’ancien président avait une teneur particulièrement axée sur l’identité. Devant plus d’un millier de personnes, après une séance de dédicaces de son dernier livre, Nicolas Sarkozy a commencé par demander la fermeture de la "jungle" de Calais.

Puis, le candidat à la primaire de la droite s’est attardé sur le thème de l’identité. Il est d’abord revenu sur le burkini, qu’il a qualifié de "provocation politique". Nicolas Sarkozy a demandé "une loi qui interdise le port du burkini sur les plages de France" et allant même à demander l’interdiction de tout "signe extérieur d’appartenance à une religion". Puis, l’ancien président a abordé le "problème" de "l’islam politique", lançant : "Je veux qu’on puisse être un juif de France sans avoir peur".

Sang-mêlé et assimilation

Nicolas Sarkozy, dans cette salle du Touquet étouffante de chaleur, rappelle qu’en 2007, il avait commencé sa campagne par un "Moi, Français de sang-mêlé". Il continue : "Si on est Français, on s’adapte au mode de vie de ceux qui nous ont précédés", lui qui souligne qu’il a "toujours défendu l’idée d’une identité nationale".

Au motif de vouloir "défendre la majorité contre la tyrannie d’un communautarisme", Nicolas Sarkozy se présente en "porte-parole du peuple de France". Son projet en termes d’immigration : "Je ne veux pas de l’intégration, je veux de l’assimilation".

Les "oreilles sensibles" de Juppé

Sans le nommer, Nicolas Sarkozy a parlé des "oreilles sensibles" d’Alain Juppé, précisant : "J’ai proposé —apparemment ça a choqué quelques oreilles sensibles— de suspendre le regroupement familial tant que l’Europe ne se serait pas dotée d’une politique migratoire. C’est curieux, ça choque quand je le dis, quand Mme Merkel le fait à l’endroit des réfugiés syriens, personne ne le dit."

"Je ne serai pas le candidat des compromis bancals, des dénis de réalité et des demi-solutions sur l’immigration comme sur le reste" a ainsi répondu Nicolas Sarkozy à son rival, favori des sondages pour la primaire. Et quant à "l’identité heureuse" du maire de Bordeaux, M. Sarkozy affirme avoir "un regard plus réaliste".

Avec metronews.fr


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