Le français indésirable un jour par mois au Burundi ?

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 1er septembre 2016 à 01:17
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Des organisations proches du pouvoir burundais ont appelé à une « journée sans français » tous les 29 du mois, pour protester contre l’envoi de policiers onusiens dans le pays, une mesure contenue dans une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu adoptée à l’initiative de la France, a rapporté la radio allemande internationale Deutsche Welle. Une information toutefois qualifié de « mensongère » par un proche du président Pierre Nkuzunziza.

Des organisations proches des autorités burundaises ont décidé d’appeler à la mobilisation à la suite du vote, le 29 juillet, de la résolution 2303 du Conseil de sécurité, qui prévoit le déploiement de 228 policiers au Burundi pour suivre de près la situation sécuritaire sur une période d’une année, contre l’avis du gouvernement burundais.

Des communiqués émanant de structures favorables au gouvernement, les organisations PISC Burundi et ONELOP, invitent donc – mais en français – les Burundais à une journée sans français tous les 29 du mois pour s’opposer au texte onusien initié par Paris.

Mais le responsable de la communication présidentielle au Burundi, Willy Nyamitwe, a démenti que le « gouvernement » ait décrété une « journée sans français ». « DW (Deutsche Welle) a encore frappé, une info mensongère sur le #Burundi. Quand cette campagne prendra-t-elle fin ? », a-t-il lancé sur Twitter.

Le français est l’une des deux langues officielles au Burundi, avec le kirundi – bien que l’anglais eut obtenu le le même statut en vertu d’une loi adoptée en août 2014 par l’Assemblée nationale (chambre basse du parlement), mais jamais promulguée.


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