La Prospérité : Vers la guerre des « Udpsiens ». « Primature : Félix Tshisekedi prêt à succéder à Badibanga » !

Publié par igihe
Le 11 janvier 2017 à 11:01
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Deux sujets intéressent particulièrement les journaux parus mercredi 11 janvier à Kinshasa : le choix du futur premier ministre et le dépôt des propositions des signataires de l’accord interdiocésain à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

La majorité de partis et regroupements politiques membres du Rassemblement se sont accordés pour que l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) désigne un premier ministre conformément à l’accord signé le 31 décembre au centre interdiocésain. Mais le choix du futur chef du gouvernement est presque devenu une « guerre » des fils du parti, estime La Prospérité qui titre : « Primature : Félix Tshisekedi prêt à succéder à Badibanga » !

Le journal reprend une déclaration « laconique mais pleine de sens », attribuée à Félix Tshisekedi Tshilombo, en ces termes : « Je vous dis très franchement que si la mission m’est proposée, je ne dirai pas non. Je me bats depuis longtemps et je suis dans la politique depuis très longtemps. Je suis cadre du parti depuis plus de 20 ans et je crois que j’ai mon idée de ce que peut être la République. Je pense, sans prétention aucune, pouvoir être un bon premier ministre (…) ».

Si Félix Tshisekedi est nommé premier ministre, c’est un fils de l’UDPS qui, grâce au concours de toutes les plateformes du Rassemblement, succèdera à Samy Badibanga, un autre fils né des mêmes entrailles et nommé, lui aussi, premier ministre, depuis le 17 novembre 2016, fait remarquer le journal.

Seulement, analyse La Prospérité, on tend à une guerre entre membres de l’UDPS étant donné que Samy Badibanga continue à rejeter l’accord du 31 décembre 2016 et il y a lieu de craindre que, très prochainement, l’on assiste à une montée sur la surface, d’une nouvelle guerre des tranchées autour de deux fils « UDPS ».

Un troisième fils de la famille UDPS s’invite dans la bataille de la course à la primature : Valentin Mubake, qualifié de « tshisekediste que Tshisekedi lui-même ou encore plus royaliste que le roi », note pour sa part Forum des As qui présente dans son titre un duel « Félix Tshisekedi contre Mubake ».

Le quotidien nous brosse succinctement la présentation de deux adversaires. Valentin Mubake. Il est présenté comme une alternative crédible dans l’hypothèse où le lider maximo s’aviserait à ne pas avoir « fiston » à la primature alors que lui se retrouverait à la tête du Conseil national de suivi. « La carte Mubake revêt toute son importance dans une configuration Tshisekedi père à l’instance d’évaluation des recommandations de la Transition. Les Tshisekedi ne devant pas être juge et partie à la fois », écrit Forum des As.

Félix Tshisekedi. Ces cinq dernières années, il est devenu incontournable dans la galaxie tshisekediste. De secrétaire national aux relations extérieures, il a été promu secrétaire général adjoint du parti. Au Centre interdiocésain, sa prééminence sur la délégation du Rassemblement sautait aux yeux. Par son fils, le sphinx veille au grain. Pas seulement. Le chef de l’UDPS aurait voulu dessiner à grands traits le profil de son dauphin qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Une confrontation que le tabloïd présente comme « de bonne guerre ».

Une autre information traitée par les journaux kinois concerne les arrangements particuliers à l’Accord du 31 décembre. « Toutes les propositions sur la table de la Cenco », révèle Le Potentiel, malgré des hésitations de certains acteurs politiques, notamment ceux regroupés autour du Premier ministre Samy Badibanga.

Il ne reste plus que la mise en œuvre de cet accord réputé inclusif, fait remarquer le tabloïd qui estime que c’est « un bon augure ». Le journal renseigne que le Rassemblement ne devrait pas tarder à rendre public le nom de son candidat au poste de premier ministre qui marquera un nouveau départ de la transition.

Une situation qui décidément met « les membres de l’opposition signataire de l’accord du 18 octobre qui siègent au gouvernement aux abois », suppute Le Potentiel, qualifiant leur action de sape de l’Accord du 31 décembre 2016, « d’entêtement contreproductif ».

Le Phare aborde la même information et nous révèle le contenu des « propositions de la majorité présidentielle et du Rassemblement à la CENCO ». Des suggestions qui convergent de près sur le profil du premier ministre, mais divergents sur la taille du gouvernement et la composition des membres du conseil national de suivi.

La MP souhaite que la direction du gouvernement soit confiée à une personnalité affichant des qualités de « Rassembleur », un haut niveau d’études, une expertise avérée, une connaissance parfaite du pays et de ses réalités. Alors que de son côté, le Rassemblement exige du Premier ministre le patriotisme, la crédibilité, la compétence, le charisme, l’expertise de gestion des affaires politiques, l’intégrité et la probité morale.

S’agissant du futur gouvernement, la Majorité Présidentielle suggère un format de 60 ministres, tandis que le Rassemblement préfère un format réduit de 45 membres, pour des raisons d’austérité budgétaire.

« La CENCO responsabilise les acteurs politiques », note L’Avenir.

Le temps n’est plus aux tergiversations et autres manœuvres inutiles. Sinon, le chef de l’Etat qui a confié la mission de bons offices aux Evêques de la CENCO a voulu que ces derniers aboutissent à un compromis qui, non seulement apporte le calme au pays, mais aussi donne des signaux clairs sur la convocation des scrutins, écrit le quotidien.

Selon le journal, les travaux doivent commencer ce mercredi 11 janvier entre les différentes composantes. Il sera question de finaliser les arrangements de l’accord inclusif du dialogue de la CENCO, notamment la taille du Gouvernement, le chronogramme.​

Avec radiookapi.net


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