L’opposition burundaise demande la démission du facilitateur

Publié par igihe
Le 12 décembre 2016 à 03:17
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L’opposition demande la démission du facilitateur William Benjamin Mkapa qui a jugé légitime le troisième mandat du Président burundais Pierre Nkurunziza.

"La déclaration du Facilitateur a le mérite d’être claire et limpide quant au sort du processus des pourparlers d’Arusha : il vient de mettre fin à ce processus, ce qui constitue une démission et un aveu d’échec", indique le CNARED, la plateforme qui réunit les opposants au troisième mandat. .

Le CNARED demande aux Nations Unies de prendre la relève du processus des pourparlers inter-burundais. Il invite par ailleurs "toutes les forces vives de la nation burundaise opposées au troisième mandat illégal, illégitime et criminel de Monsieur Pierre Nkurunziza à resserrer les rangs. "

L’ancien président tanzanien a reconnu formellement la légitimité du troisième mandat de Pierre Nkurunziza qui est à l’origine de la profonde crise que connaît le Burundi depuis plus d’une année.

"Ceux qui veulent que je remette en cause la légitimité de Pierre Nkurunziza sont fous, ce n’est pas à moi de le faire. Le processus électoral a été légitimé et l’issue de ce processus aussi", estime-t-il, avant d’ajouter : "Les ambassadeurs viennent ici et présentent leurs accréditations au président Nkurunziza, et pourquoi évoquer encore et toujours une question qui a été vidée, quelle est cette folie ? "

"Il est clair que les instigateurs du coup d’Etat et ceux qui ont trempé dans la violence n’ont pas de place à la table des négociations. Ils ne sont pas ma priorité. Je demande aux pays qui les hébergent de bien les contrôler pour qu’ils ne viennent pas déstabiliser notre dialogue en cours", a-t-il dit.

"Je n’ai jamais rencontré ces putschistes. Je demanderai aux pays qui les hébergent de les extrader vers le Burundi ou de les mettre à la disposition d’autres pays qui sont capables de le faire", a-t-il précisé.

Pour ce qui est du dialogue interne mené par la Commission nationale de dialogue inter-burundais (CNDI), le facilitateur indique que la population est dans son droit d’engager un dialogue à l’interne. "On n’a pas le droit de nier au peuple burundais le droit de revoir son histoire ni de réviser sa Constitution ", a-t-il dit.

Une des conclusions du rapport de cette CNDI, proche du pouvoir, suggère la modification de la constitution pour supprimer la limitation des mandats présidentiels. L’opposition soupçonne Pierre Nkurunziza de vouloir pérenniser son pouvoir par l’entremise de cette CNDI qu’il a mise en place.


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