Environnement : FSP plante 8.000 arbres au camp de Nyabiheke

Publié par IGIHE
Le 26 décembre 2016 à 07:58
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La Fondation Saint Dominique Savio (FSDS) a planté depuis Mars 2016 plus de huit mille arbres dans le camp des réfugiés congolais de Nyabiheke à des fins de protéger l’environnement, selon Mme Christine Dusabimana, experte environnementaliste de la FDS sur ce site. "L’objectif de la FSDS est de protéger les ressources naturelles dans ce camp, y promouvoir la foresterie en plantant des arbres, mener diverses activités de renforcement des capacités des réfugiés pour qu’ils vivent dans un environnement vert et beau", a-t-elle indiqué.

Elle a reconnu que certains de ces arbres n’ont pas pu grandir suite à la récente forte sécheresse qui a sévit à l’Est. Mais les pluies sont revenues maintenant. Les arbres grandissent normalement, surtout que les jeunes arbres morts ont été remplacés.

Elle ajouté que la FSDS a déjà formé trente animateurs environnementaux refugiés vivant dans le camp, et qui encadrent leurs compatriotes à sauvegarder un environnement sain.

Elle a informé que lors de la récente célébration, le 25 Novembre 2016, de la Journée Mondiale de l’Arbre, la FSDS a fait planter dans le camp et à ses alentours, un total de 4050 arbres. C’est une activité qui cadre avec le Projet ECOBI (Empowering Community Based Initiatrive) ou Initiative de Renforcement de la Communauté mise en place dans les six camps de réfugiés du Rwanda par la FSDS grâce à l’appui du HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés).

Ces camps sont : Gihembe dans le district de Gicumbi ; Nyabiheke (district de Gatsibo) ; Mahama (district de Kirehe) ; Mugombwa (district de Gisagara) ; Kigeme (district de Nyamagabe) ; et Kiziba (district de Karongi).

Le Projet vise à encadrer les réfugiés et les populations hôtes voisines à la sauvegarde de l’environnement. L’on comprend aisément que quand plus de mille personnes s’installent sur un site précis, les arbres de ce site sont coupés. Il s’en suit un grave risque d’une déforestation et de l’érosion du sol, avec beaucoup de dégâts inévitables liés au changement climatique.

"La FSDS est allée travailler dans le camp de Nyabiheke pour apporter des solutions à ce défi. Le principe s’articule autour de la chanson populaire préconisant que si l’on coupe un arbre, l’on doit planter deux autres ("Nutema kimwe, jya utera bibiri"). C’est dire que la FSDS plante des arbres certes, mais aussi elle combat l’érosion. Elle plante de belles fleurs devant les maisons, les centres de santé, les magasins, les bureaux jusqu’aux maisons des populations de la proximité de camp", a poursuivi Mme Christine.

Elle a relevé que la FSDS a créé des pépinières d’arbres pour l’agroforesterie. L’on mêle des arbres, surtout fruitiers, avec des cultures dans les camps. On plante des légumes faites de choux et de carottes. On retient ainsi le sol grâce à cette verdure utile. Pour cela, la FSDS a affecté dans chacun des six camps du Rwanda un spécialiste environnemental.

De même la FSDS, en accord avec le MIDIMAR (Ministère de la gestion des Catastrophes et des Réfugiés, prend soin d’assurer la sécurité des forêts déjà en place, en affectant un garde à cette surveillance permanente.

"C’est aussi la FSDS qui organise le programme des activités communautaires de valoriser les déchets, séparer les déchets qui pourrissent pour les transformer en intrants organiques. Les déchets qui ne pourrissent pas sont transformés en briquettes destinées à la cuisson. Ce volet n’a pas encore débuté, mais nous prévoyons de le lancer dans un proche avenir dès que tous les moyens seront réunis", a encore souligné Mme Christine.

L’on doit noter que la FSDS procède aussi à des activités de drainage et de canalisation dans le camp.

Pour rendre durables ses activités, la FSDS a formé vingt-cinq (25) enseignants issus des quatre écoles, dont trois du niveau primaire, et un autre ayant les niveaux primaire et secondaire. Deux de ces établissements sont situés à l’intérieur du camp, et deux autres sont à l’extérieur du camp.

" Notre but est que l’enfant soit formé et grandisse pénétré du respect et de la protection de son environnement pour l’homme", a encore confié Mme Christine, très persuasive.

"Notre formation est dispensée alors qu’à côté est aménagé un jardin potager de cuisine d’une forme carrée, susceptible de servir de référence didactique à l’enfant. L’on peut aussi s’amuser à calculer la surface et le périmètre du jardin", poursuit-elle.

La FSDS a consacré seize jours d’activité de sensibilisation sur l’éradication de la violence sexuelle basée sur le genre (SGBV ou Sexuel Gender Violence Based). Ces activités ont rassemblé les différents partenaires œuvrant dans le camp. Des prix ont été par la suite attribués aux participants qui ont fait preuve de performance.

avec rna


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