Arrestation de Abou Yehiya, un des chefs d’Ansar Eddine dans le centre du Mali .

Redigé par IGIHE
Le 27 juillet 2016 à 12:43
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Le chef d’une unité du groupe Ansar Eddine opérant dans le centre du pays a été arrêté mardi par les forces spéciales près de Nampala, récemment attaquée.

« Nos forces spéciales ont capturé aujourd’hui (mardi) vers 16H00 Mahmoud Barry, alias Abou Yehiya, qui est un des plus hauts dirigeants d’Ansar Eddine Macina », a affirmé à l’AFP un officier de la Sécurité d’Etat (SE) dans la nuit de mardi à mercredi. L’information a été confirmée par plusieurs sources de sécurité, précisant que l’intéressé, de nationalité malienne, est l’émir de la katiba (unité combattante) Ansar Eddine du Macina. Il était en cours de transfèrement vers Bamako, la capitale, ont indiqué les mêmes sources.

« Il est entre les mains de nos hommes qui sont en train de s’organiser pour l’amener à Bamako où il sera entendu, il a pris part à plusieurs attaques contre les positions des FAM (Forces armées maliennes) entre 2015 et maintenant », a ajouté l’officier de la SE. Selon une autre de sécurité malienne, son arrestation s’est déroulée entre les localités de Nampala et de Dogofri, dans la région de Ségou (centre).

Un recherche de plusieurs jours

De même source, Abou Yehiya a très probablement participé à l’attaque contre l’armée malienne à Nampala, le 19 juillet, qui a fait 17 morts et 35 blessés parmi les soldats, selon un bilan officiel. « Depuis plusieurs jours, les forces spéciales des services du renseignement du Mali étaient à la recherche de l’individu dans la zone », a-t-elle précisé.

Le 19 juillet, des hommes armés avaient attaqué le camp militaire de Nampala, situé à plus de 510 km de Bamako, proche de la frontière avec la Mauritanie. Le gouvernement a dénoncé une action terroriste coordonnée et annoncé une opération de traque des assaillants, qui avaient occupé le site pendant plusieurs heures et emporté avec eux du matériel et des véhicules militaires.

Les groupes jihadistes qui contrôlaient le nord du Mali ont été dispersés et en grande partie chassés par une intervention militaire internationale déclenchée en janvier 2013 et qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix entre le gouvernement, des groupes armés qui le soutiennent et l’ex-rébellion.

Avec jeuneafrique.com


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