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Où sont les sites archéologiques arabes palestiniens ?
Publié le 28-10-2016 - à 16:58' par IGIHE

Un mythe bien tenace des origines du mal palestinien. L’équation est simple et limpide. Où sont les sites archéologiques et historiques des « Arabes palestiniens » dans ladite « Palestine » ? Ils n’existent pas.

Ils en sont même aux déclarations absurdes et loufoques selon lesquelles Jésus serait lui aussi palestinien et arabe

Le « peuple palestinien » est obligé au mensonge et à l’imposture pour se trouver une ascendance abusive et fausse avec les Philistins (originaires du monde égéen/et… Crète ?) lorsqu’on sait de surcroît qu’historiquement parlant, c’est vers la Jordanie et l’Arabie qu’il faut tourner les yeux des Palestiniens…

Ils en sont même aux déclarations absurdes et loufoques selon lesquelles Jésus serait lui aussi palestinien et arabe, lorsqu’on sait qu’il était juif et que les Palestiniens n’existaient pas à son époque. Pire encore, à Gaza, c’est à coup de bulldozer que le Hamas arase les témoins archéologiques antéislamiques, juifs et chrétiens, dans le but de falsifier l’histoire.

A analyser les récits des voyageurs occidentaux pèlerins en Terre Sainte des XVIe-XVIIe aux débuts du XXe siècle, on se rend à l’évidence qu’une bonne partie des Palestiniens sont en fait des immigrés venus de Syrie et d’Irak, de Turquie, de tous les pays de l’Empire ottoman (du temps de Sélim Ier de Constantinople en 1516), d’Égypte (les Mamelouks aux XIIIe et XVIe siècles), d’Arabie, de Transjordanie, du Liban, etc., et même des îles méditerranéennes et du sud de l’Europe aux XVIIIe, XIXe et les débuts du XXe siècle.

Les autochtones palestiniens sont donc largement le fruit de métissages— et de conversions à l’islam— depuis de longs siècles, et non pas seulement constitués d’Arabes. Il y avait aussi des chrétiens arabes et de chrétiens non arabes. Et également des juifs natifs de Palestine et les descendants des juifs chassés d’Espagne vers la fin du XVe siècle.

À la fin du XIXe siècle, la Palestine redevint l’objet de migrations, notamment européennes non-juives aussi bien que juives, et sa population voit l’arrivée massive d’Arabes de Transjordanie.

Aujourd’hui, après l’épuration ethnico-religieuse à outrance, les Palestiniens se revendiquent comme étant des « arabo-musulmans » « racialement » et culturellement parlant.

Par contre, les plus anciennes traces juives et d’Israël sur cette terre des premiers Hébreux datent des derniers siècles du IIe millénaire av. J.-C., à partir de— 1200

Hors contexte archéologique in situ et biblique, la première mention de l’existence du peuple hébreu apparaît sur la stèle de Mérenptah au XIIIe siècle av. J.-C (vers— 1213 à 1203 ou— 1237 à 1226) en tant qu’Israël.

Objectivement parlant, personne de sensé ne peut donc suivre cette volonté palestinienne— qui refusa le Plan de partage de 1947— de négation totale, implicite ou explicite, du droit historique à l’existence d’Israël.

Il s’agit, au fond, de la volonté de destruction et d’anéantissement du peuple juif

Car, au-delà de la rhétorique palestinienne ambiguë et fort contradictoire, il s’agissait et s’agit, au fond, de la volonté de destruction et d’anéantissement du peuple juif pour des raisons éminemment religieuses reliées au Coran et aux Hadiths.

En un mot, c’est une guerre de religion islamique qui ne dit pas vraiment son nom et qui dure depuis les débuts des conquêtes du calife Omar ibn al-Khattab, dès 638. Force est de constater qu’en Orient, un des rares pays à reconnaître l’État d’Israël est l’Égypte (en 1982) et ce, quoi qu’il en soit, pour des raisons évidentes de conscience aiguë du sens de l’histoire de la société égyptienne, malgré le passé nassérien funeste puis frériste récent que l’on sait. L’autre pays est la Jordanie (en 1994) pour des raisons essentiellement stratégiques d’évacuer le problème palestinien du territoire transjordanien.

Comme l’a si bien écrit David Ruzié (Source : Desinfos.com) : « il faut généralement une longue période pour qu’une population manifeste sa volonté de s’ériger en nation et de s’organiser en Etat. Mais, passons, bien que l’on n’ait pratiquement pas parlé de « peuple palestinien » avant 1967 ». En effet, le « peuple palestinien » n’existait pas encore en tant que tel, la première charte de l’OLP (créée en 1964) ne revendique pas la création d’un « État » en Palestine, l’idée est venue en 1968, après la guerre des Six Jours de 1967. La nouvelle charte de l’OLP déclare le territoire de la Palestine mandataire comme « indivisible » et comme la « patrie du peuple arabe palestinien ». Yasser Arafat qui s’était rapproché de la confrérie des Frères musulmans dans sa jeunesse ne fut pas étranger à l’idéologie religieuse islamique sous-jacente à l’engagement politique ; les deux sont intimement reliés en islam.

Le mythe territorial est immanquablement à relier à un autre, celui, religieux, islamique (devenu islamiste avec le Hamas) selon lequel le Prophète Mohammad chevauchant al-Bouraq, l’« Éclair », un équidé ailé à visage de femme, la robe blanche et une queue de paon, et accompagné de l’ange Gabriel, se rend à Jérusalem. Sur place, en l’an 2 avant l’Hégire, soit autour de l’année 620 de l’ère chrétienne, après avoir dirigé la prière des Prophètes (devant Abraham, Moïse et Jésus !), il s’éleva depuis le Rocher sacré vers les sept cieux où il vit un à un tous les grands Prophètes et enfin discuta avec Allah du nombre de prières quotidiennes à imposer aux musulmans ; Moïse était de l’entretien et y participa, selon la légende. Bien entendu, selon cette légende le Prophète se rendit également au mur du Temple.

Selon la tradition islamique, la monture du Prophète Mohammad a été attachée au mur occidental lors de son voyage à Jérusalem. À l’endroit précis où il attacha le Bouraq, une petite mosquée fut construite dans le coin sud-ouest de l’Esplanade des mosquées.

Nulle trace avant le XIVe siècle (Ibn Furkah) du voyage nocturne du prophète Mohammad vers Jérusalem

Ce qu’on omet le plus souvent de dire –et qu’on occulte intentionnellement en Occident de cette dernière version mythologique, est qu’elle date du XIVe siècle seulement (Ibn Furkah) ; nulle trace avant, encore moins des époques ultérieures à la naissance de l’islam.

Tout au plus, au VIIIe siècle (Ibn Ishaq), probablement sous le calife Abd al-Malik (685-705), les Omeyyades de Syrie ont sacralisé les lieux dans la volonté de détourner le pèlerinage pour des raisons politiques d’hégémonie, d’opposition à Mekka et de prestige, nullement avant. Enfin, l’identification du point de départ de Mohammad au Rocher sur lequel est construit le dôme apparaît dans les sources au Xe siècle seulement, avec le développement de la littérature liée au Miraj, et se renforce après la première domination croisée sur Jérusalem (1099-1187).

C’est donc au Dôme du Rocher que le Prophète Muhammad serait arrivé depuis la Mecque lors de l’Isra (ou « Voyage nocturne » ; Coran, 17:1) et d’où il serait monté au paradis, lors du Miraj, en chevauchant son Bouraq ?

Difficile de croire à ce songe qui suscita d’ailleurs le scepticisme de son entourage (hormis Abu Bakr pour des raisons politiques de pouvoir et de conquêtes territoriales), d’autant que la créature fantastique est incontestablement une réminiscence du Pégase grec, ce cheval ailé, généralement blanc, ayant pour père Poséidon. Celui-ci monta au ciel après sa naissance et se mit au service de Zeus, le roi des dieux, qui le chargea d’apporter les éclairs et le tonnerre sur l’Olympe. Curieuse analogie du Bouraq avec Pégase, arrivé aux Arabes avec l’Empire romain et la province romaine d’Arabie Pétrée (en 106 : la conquête du royaume Nabatéen).

Cela dit, revenons au présent…

Un État palestinien qui veut se bâtir dans la négation coranique séculaire du juif, et sur un conte merveilleux et fantasque, produit de l’imaginaire ?

Est-ce vraiment une réalité historique incontestable ou sommes-nous en pleine imposture ?

Le mythe fut pris pour le réel, cautionné par la propagande religieuse islamiste fanatique « moderne » des Frères musulmans dès 1935 avec Hadj Mohammed Amin al-Husseini, le grand Mufti de Jérusalem et proche de Hitler. En effet, dès cette époque, l’organisation des Frères musulmans entre en contact avec Amin al-Husseini et participe à la Grande Révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire, dont ce dernier fut l’instigateur. En 1945, Saïd Ramadan (père de Tariq et Hani Ramadan, petits-fils de Hassan el-Banna fondateur des Frères musulmans) crée une branche armée arabe de Palestine. Elle avait pour objectif de combattre le mouvement sioniste. De nombreux militants fréristes avaient participé à la guerre de 1948, destinée à anéantir l’État d’Israël naissant. Enfin, c’est en 1946 que Yasser Arafat rencontre Amin al-Husseini (il se disait le petit-neveu du grand mufti de Jérusalem) et entre dans son organisation et tant qu’activiste, et participe à l’achat et l’envoi d’armes aux partisans du Mufti.

En un mot, au-delà du mythe et de ses protagonistes politiques des années 1940, la réalité est ailleurs : c’est le passé islamo-impérialiste des origines, comme celui assurément implicite et sous-jacent au nationalisme panarabe des années 1935-1948, qui est perpétuellement réactualisé, exactement d’ailleurs comme au temps des Croisades.

Il est incarné aujourd’hui par le Hamas (et même par l’autorité palestinienne) dans la ligne directe de l’idéologie religieuse et nazie d’Amin al-Husseini et des Frères musulmans.

C’est l’antijudaïsme et la judéophobie (mais aussi, au passage, la christianophobie) du texte coranique qui sont au cœur de la problématique depuis « Amr Ibn al —« As et Abou Bakr

Dès mars 634, ils conquièrent Gaza et marchent sur Césarée (Qaysariyya). Ensuite, le calife Omar ibn al-Khattab entre à Jérusalem en 638, au début des conquêtes islamiques sanglantes du Machreck, de l’Égypte et du Maghreb.

C’est au début de sa mission à la Mecque, et pendant son séjour à Médine (en 622) que le Prophète de l’Islam se tournait pendant quelque temps en direction de Jérusalem et que fut instaurée la première des deux qiblas vers laquelle les musulmans s’étaient d’abord orientés pour prier (Coran, Al-Baqarah, « La Vache », 2:142). Car, entre temps, les païens d’Arabie avaient placé leurs idoles dans la (nouvelle) Maison d’Allah à la Mecque, la Kaaba, là où il y a la Pierre noire antéislamique (nabatéenne ?) devenue paradoxalement islamique ensuite (d’où les récentes menaces de « Daesh » de détruire prochainement la Kaaba, car réminiscence païenne à ses yeux). Le Prophète ne voulant pas se tourner vers des idoles pour prier prit la qibla (l’orientation) en direction de Jérusalem.

N’ayant pas réussi à avoir l’adhésion des juifs de Médine et leur conversion à l’islam avec cette tentative de séduction— et de mainmise sur Jérusalem— une nouvelle « révélation » du Prophète enjoignit les musulmans de cesser de prier en direction de Jérusalem.

Les Juifs de Médine méprisèrent alors les musulmans et leur dirent qu’ils dépendaient d’eux et n’avaient pas une qibla séparée. En 624, deux années après l’Hégire, n’ayant pas réussi à avoir l’adhésion des juifs de Médine et leur conversion à l’islam avec cette tentative de séduction— et de mainmise sur Jérusalem— une nouvelle « révélation » du Prophète enjoignit les musulmans de prendre désormais la Kaaba pour qibla (Coran, Al-Baqarah, « La Vache », 2:143-144).

Allah ayant enfin demandé à Son messager de délaisser l’orientation de la prière musulmane en direction de Jérusalem et de se tourner à nouveau vers la Mecque où se trouve Sa Maison, la Kaaba, construite selon la légende islamique par Abraham et son fils Ismaël.

Origine de la haine obsessionnelle et grandissante des juifs, des chrétiens et des païens

Depuis la Bataille de Badr en 624, la première du Prophète qui inaugure la notion de jihad belliqueux, l’expansionnisme territorial, la naissance de l’islam politique, et le concept d’État islamique, règne leur haine tenace, obsessionnelle et grandissante des juifs (des chrétiens et des païens, dans la foulée).

Elle se manifeste dans la révélation coranique médinoise (révélation qui s’arrêta vers 632), d’autant plus que la tribu juive ayant refusé de combattre auprès du Prophète Mohammad, ou ayant collaboré contre lui (?) a été accusée de traîtrise (la question est très controversée, lacunaire et largement contestée).

Cette haine du Prophète commença auparavant déjà par la persécution de deux tribus juives de Médine, les Banu Qaynuqa (625) et les Banu Nadir (626), razziées et exilées d’Arabie (pour alliance aux Quraychites polythéistes).

Ensuite, la troisième tribu des Banu Qurayza fut massacrée et anéantie (entre 600 et 900 personnes décapitées), après la Bataille du fossé en 627, ses biens partagés entre musulmans, les femmes et les enfants réduits en esclavage.

En bref, nous avons ici la première épuration ethnico-religieuse de l’histoire de l’islam. Celle-ci s’est perpétuellement répétée par une liste impressionnante d’épurations ethniques et religieuses, depuis les origines des conquêtes islamiques à nos jours, partout où l’islam s’est propagé et s’est installé selon la stratégie du nettoyage par le vide.

Entre le passé mythologique et le réel du présent, ils sont encore et toujours, en ce début du XXIe siècle, aux mêmes mythes, au même esprit fanatique et obsessionnel de conquête et d’appropriation islamique des origines, aux mêmes décapitations barbares et au même antijudaïsme viscéral originel. Aussi bien chez les musulmans d’Occident, eux aussi quasi-ignorants ou amnésiques de ces faits, au nom d’Allah et de son Prophète.

Que l’Occident ne perde pas de vue qu’une reconnaissance d’un « État de Palestine » « islamiste » devrait se baser sur un réel tangible, nullement sur une mythologie religieuse historicisée et, au fond, hautement islamo-conquérante depuis les origines.

avec © François Sweydan pour Dreuz.info.


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