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La liaison dangereuse du général américain Petraeus
Publié le 11-11-2012 - à 23:53' par IGIHE

La chute du patron de la CIA au lendemain de la présidentielle soulève de nombreuses questions sans réponses.

Jalousie, ambition, pouvoir, comme souvent dans les tragédies grecques, la chute brutale du général David Petraeus, auquel on prêtait des ambitions présidentielles pour 2016, est arrivée par la rivalité entre deux femmes. Quelques jours après l’élection présidentielle, l’affaire soulève plus de questions qu’elle n’a de réponses. Tout a commencé lorsque la biographe et maîtresse de Petraeus, Paula Broadwell, 40 ans, a menacé par e-mail une autre femme, une militaire de la région de Tampa en Floride qu’elle soupçonnait d’être une rivale, laquelle a fini par se plaindre au FBI.

Les services secrets ont découvert une relation intime avec David Petraeus et craint un risque pour la sécurité nationale, car Paula Broadwell semblait avoir accès au compte Gmail personnel du général. Mais le FBI a fini par conclure qu’aucune entrave sérieuse n’avait jamais émergé de cette relation et a concentré son enquête sur le risque de chantage auquel s’était exposé le chef de la CIA. « L’autre » femme se serait aussi plainte à David Petraeus, qui en aurait même discuté avec Paula Broadwell, selon le Washington Post.

Paula Broadwell raconte dans sa biographie très élogieuse de son « mentor », surnommé « Peaches », qu’elle avait fait sa connaissance en 2006. La belle et brillante diplômée de l’académie militaire de West Point et de Harvard, officier réserviste, ultra-ambitieuse et obsédée par sa forme physique, aurait commencé sa liaison avec le général de 60 ans après la nomination de celui-ci à la tête de la CIA à l’automne 2011.

Son accès sans précédent au « boss » faisait jaser au quartier général, où les règles sont très strictes. Elle l’accompagnait souvent dans ses joggings matinaux et était son invitée régulière dans les missions officielles. Une photographie de Petraeus et d’Angelina Jolie, prise au septième étage de la CIA à Langley par un photographe maison et postée par elle sur Facebook, avait inquiété l’agence habituée au secret.

Enquête commencée au printemps

Paula Broadwell semble avoir été surprise par l’explosion du scandale car elle avait prévu une fête d’anniversaire avec de nombreux journalistes ce week-end à Washington. Celle-ci a été annulée à la dernière minute par son mari, Scott, radiologue de profession et père de leurs deux jeunes garçons.

La liaison entre Petraeus et sa belle se serait terminée cet été, mais l’enquête du FBI aurait commencé au printemps. Selon le Wall Street Journal, le procureur général Eric Holder était au courant car le FBI était obligé d’obtenir son feu vert pour mener l’enquête. La Maison-Blanche ne savait-elle vraiment rien ? Le chef de la commission sur la sécurité intérieure à la Chambre des représentants, Peter King, ne croit pas à la version officielle.

« S’il n’y avait vraiment rien de criminel, pourquoi le FBI a-t-il enquêté sur le patron de la CIA pendant six mois ? Et dans le cas contraire, comment le FBI aurait-il pu ne pas prévenir le président ? » s’est-il interrogé sur la chaîne Fox. Il fait partie de nombreux élus qui ont des doutes sur le timing des révélations, après l’élection présidentielle. Peter King réclame le témoignage du général Petraeus sur l’affaire Benghazi désormais confiée à son numéro deux et remplaçant Michael Morell. Comme beaucoup, il doute aussi qu’une histoire d’adultère, sans risque pour la sécurité nationale, soit suffisante aujourd’hui pour faire tomber un homme de l’importance du général Petraeus.

Le Figaro

Commentaires

ANDIKA ICYO UTEKEREZA KURI IYI NKURU

AMATEGEKO AGENGA IYANDIKA RY'IGITEKEREZO CYAWE:
Witandukira kubijyanye n'iyi nkuru; wikwandika ibisebanya, ibyamamaza cyangwa bivangura; wikwandika ibiteye isoni,
Wifuza kubona byihuse ibivugwa/ibisubizo ku gitekerezo cyawe, andika email yawe ahabugenewe.
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Ibi bidakurikijwe igitekerezo cyanyu gishobora kutagaragara hano cyangwa kigasibwa, Murakoze!