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La carte du Bénin brossée par un visiteur journaliste rwandais
Publié le 18-11-2016 - à 02:37' par Jovin Ndayishimiye

Un jeune journaliste rwandais d’ IGIHE, un journal électronique privé de Kigali, Sabin Munyengabe, a fait récemment le voyage de Cotonou pour couvrir la compétition de Miss NAIADES 2016 remportée par une jeune fille rwandaise qu’il accompagnait, Kwizera Peace Ndaruhutse, 20 ans, 1.81 m et 70 Kg .

Qu’a vu l’oeil de journaliste ? Comment peint-il Cotonou et le Bénin ? Le journaliste y va avec des sentiments. D’emblée il apprécie Cotonou comme une capitale pilier économique pour la plupart de pays de l’Afrique de l’ouest

"Avant d’atterrir à l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin ( de Cotonou), d’après ce que je lisais sur le Bénin économique, je m’imaginais un très grand pays où tout marche comme sur des roulettes. J’avoue avoir été déçu quand, en allant sur le bureau chargé d’octroyer le visa d’entrée, un des responsables de ce desk, un homme en habit de police, a exigé de l’argent pour qu’il me rende ce service. Il a précisé que sans cela, j’allais laisser mon passeport et venir le récupérer plus tard", rapporte le journaliste déçu par un premier accueil.

En passant, il dit qu’il a récupéré son passeport mais qu’immédiatement un agent de Rwandais en poste à Cotonou, qui recueille beaucoup d’estime des Béninois, est venu intercéder pour lui et très vite le visa lui a été accordé.
"Mais tout de même nous avons donné mille francs CFA à cet agent du service des visas. Il a été très content et nous a souhaité la bienvenue", écrit plus loin Sabin.

L’oeil fouineur du journaliste aux aguêts a détecté une femme-officier, certainement ces "Orderly officers" qui coordonnent les activités de nuit de la sécurité de l’Aéroport. Le jeune journaliste est étonné de la voir se reposer sur un "petit matelas" dans l’Office d’Immigration de l’aéroport. L’agent de Rwandair qui sert de guide au journaliste étonné de voir la dame leur répondre d’une façon dure, le tranquillise pour lui dire que les Béninois peuvent lancer des mots qui écorchent mais qu’ils n’ont rien de méchanceté.

Le journaliste sera encore une fois désagréablement surpris. Au moment d’aller récupérer leurs effets de voyage, lui et la délégation rwandaise trouvent que les bagages ont été collectés par un vieux monsieur qui exige de les transporter jusqu’à la voiture pour qu’il soit payé pour ce service sans le consentement des concernés.

Le journaliste continue à raconter son Odyssée. Il dit avoir été surpris de voir un Officier supérieur de Police aguicher la Miss Kwizera Peace et tenter en vain de lui demander son adresse téléphonique pour que, plus tard, il puisse la contacter.

"Je n’ai pas été satisfait de voir que les officiers de Police chargés de visiter les sacs des femmes soient des hommes qui le font sans aucune gêne", dit-il tout en décrivant plus loin un langage rude et désobligeant des agents d’un hôtel où la délégation est descendue pour la nuit.

Le journaliste est émerveillé par les croyances et les religions d’affiliations des Béninois avec 42.8% de chrétiens dont 27.1% de Catholiques et 10.5 de Protestants, de 24.4% de musulmans mais aussi de 17.3% qui pratiquent le Vaudou.

Les croyances béninoises ont retenu sérieusement l’attention du journaliste. En passant, il informe son lectorat que les Béninois croient dans l’air, le vent, le feu, les pierres, les animaux de diverses races ; qu’il y a des athées et autres Indiens avec leurs dieux.

La langue de prière ? Le journaliste se base sur les récentes statistiques officielles récentes qui montrent que 57.3% de Béninois parlent, écrivent et lisent le français, que 58.6% parlent le français sans nécessairement savoir l’écrire. Mais, dit-il, d’autres langues locales sont utilisées dont le fon, yoruba, bariba (baatɔnum), goun, mina, adja, dendi et le haoussa.

Taximotocyclettes dangereuses

Selon le journaliste, les conducteurs de taximotos font tout ce qu’ils peuvent pour survivre. Elles sont plus de 200.000 Zemidjans (moto taxis) à Cotonou, dit-il, reprenant les statistiques officielles mais très désolé de voir une moto des fois sans plaque d’immatriculation, transporter plus de trois passagers.

Le journaliste est étonné de voir que ce métier de taximoto est mêmement sollicité et pratiqué par des hommes, des femmes, des jeunes filles et des garçons. Il n’a pas néanmoins approuvé le fait que, sans casques pour les passagers, ces mototaxis roulent à tombeau ouvert sans un officier de roulage pour les rappeler à la vitesse exigée.
La carte de Cotonou

Le journaliste est étonné de voir Cotonou comme centre économique d’où partent les voies de communication vers le Nigéria à l’Est, le Togo à l’Ouest ; le Niger et le Burkina au Nord.

Promotion de Made in Benin

Le journaliste a-t-il exercé son oeil scrutateur, il a aussi aiguisé son ouie. Il a pris le temps d’écouter les radio locales pour dégager l’idée que ces radio locales, dans leurs animations libres, elles font recours essentiellement aux morceaux de musique faits par des artistes locaux, nationaux, avec de temps à autre la rumba congolaise.

"Dans les boîtes de nuit et les bars de Cotonou, c’est essentiellement la musique béninoise qui est à l’honneur. Mais aussi il y a du Papa Wemba, du Koffi Olomidé, du Fally Ipupa. Il est rare qu’on écoute les tubes dernier cri du Nigéria, de la Tanzanie, des USA... ceux-là qui sont prisés au Rwanda", a-t-il dit avant d’interroger un artiste de renom togolais Kollins, célèbre dans la région pour son originalité et ses tubes en français, qui lui confirme : "Chez nous c’est du Toofan, du Magic System qu’on écoute. Les musiques d’ailleurs, les Béninois ne les veulent pass C’est bon car pour s’épanouir, les artistes doivent être adulPs par leurs citoyens".

Cotonou, poumon économique du pays

Le journaliste a circulé dans la ville Cotonousituée sur le littoral Atlantique et constaté l’effervescence économique de cette ville qui abrite deux tiers des industries béninoises laisssant à Porto Novo, la capitale politique le tiers d’autres industries.

Le journaliste reconnaît que le Bénin est un pays cotonnier avec beaucoup d’industries textiles. Il cite aussi l’industrie du ciment tenu par les Allemands, Heidelberg Cement qui a un grand marché ouest africain.

Sabin évoque aussi le marché des véhicules de seconde main, les Occasions d’Europe, qui entrent au pays par le Port Autonome de Cotonou, un port qui compte pour 90% des recettes nationales provenant du commerce avec les pays voisins utilisant les facilités de ce port.

Des images bigarrées de Cotonou ci après :


Kwamamaza
Commentaires

Cet article est une honte pour le journalisme rwandais. Je suis rwandais et je n’apprécie pas ce genre de journalisme hérité du style Tintin au Congo. Sincèrement, la redaction devrait purement et simplement rétiré ce "pamphlet"

Répondre18.11.2016 à 03:05
Cedric

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