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Cannes : quatre femmes écopent de 38 euros d’amende pour port de burkini
Publié le 17-08-2016 - à 11:00' par IGIHE

POLEMIQUE - Quatre femmes ont écopé de peines d’amende depuis la validation vendredi dernier de l’arrêté anti-burkini à Cannes (Alpes-Maritime). Le montant de la sanction s’élève à 38 euros.

Le montant de l’amende, 38 euros, suffira-t-il à faire respecter l’interdiction ? Depuis vendredi, date à laquelle la ville de Cannes (Alpes-Maritimes), pionnière, a pris un arrêté anti-burkini, quatre femmes ont été sanctionnées.

Le premier PV a été dressé dès samedi à l’encontre d’une vacancière de 29 ans sur une plage de la Croisette. Une autre âgée de 32 ans a été verbalisée dimanche plage Zamenhoff. Lundi en fin d’après-midi, c’est une Tunisienne âgée de 57 ans qui a, à son tour, été sanctionnée par une amende et un quatrième PV a été dressé une nouvelle fois plage Zamenhoff à Cannes mardi, détaille Nice Matin qui précise par ailleurs que les contrôles se multiplient sur la côte. On ignorait ce mercredi si les femmes verbalisées avaient ou non déjà réglé ces amendes.

Dès lundi, l’entrepreneur d’origine algérienne Rachid Nekkaz avait promis qu’il s’acquitterait des amendes de toutes les contrevenantes. Dans un communiqué, il avait indiqué que "bien qu’opposé à titre personnel au port du Niqab", il considérait "néanmoins que personne n’a le droit en démocratie d’empêcher une personne de porter l’habit de son choix dès lors que cet habit ne représente pas un danger pour la liberté d’autrui ou par la sécurité du territoire". Selon lui, "fort de cet attachement à ce principe de droit il aurait déjà payé 245.000 euros d’amende notamment en France, en Belgique et en Hollande.

Rachid Nekkaz "tient à rappeler que cette histoire du burkini révèle très clairement qu’il ne s’agit pas d’exiger de voir le visage de la personne (le burkini ne cache pas le visage) mais de s’attaquer à une liberté vestimentaire d’une certaine catégorie de musulmanes en France". Pour lui, "cette interdiction du burkini est donc une violation manifeste d’une liberté fondamentale en démocratie".

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a fait savoir qu’il comptait saisir le Conseil d’Etat pour annuler l’arrêté de Cannes. La Ligue des droits de l’homme a également déposé des référés devant les tribunaux administratifs pour chacun des arrêtés.

Metronews.fr


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