Un autre Rwandais enlevé à Kampala : Halte à la psychose de guerre

Redigé par NDJ
Le 12 décembre 2017 à 03:25

Le gouvernement rwandais est inquiet de la tournure que prennent des enlèvements de Rwandais voyageant à Kampala tout autant qu’il observe avec intérêt les acquaintances entre la CMI/Chiftancy of Uganda Military Intelligence et des activistes va-t-en guerre de RNC/ Rwanda National Congress de l’ex-Général rwandais en exil en Afrique du Sud Kayumba Nyamwasa avec en toile de fond recrutement d’éléments rwandais pour grosser les rangs d’une rebellion en preparation au nord ouest de l’Uganda.

Les services de renseignement ugandais ont arrêté illégalement un autre Rwandais en voyage à Kampala. Ceci est vu comme une entrave au libre movement de personnes et des biens entre le Rwanda et l’Uganda.

Aprè l’enlèvement puis la torture d’un certain René Rutagungira par les agents du CMI (Chieftancy of Uganda Military Intelligence), un autre Rwandais Fidèle Gatsinzi a, lui aussi, été arrêté ce 9 décembre par des hommes en uniforme militaire ugandais qu’on soupçonne appartenir àla CMI. Lui, aussi a été amené dans un lieu inconnu. Gatsinzi est un Rwandais qui a fait le voyage de Kampala pour render visite à son fils étudiant à Mukono Christian University de Kampala. Il a été enlevé vers 9 heures du matin à son hotel Winks dans le quartier Ntinda.

Il est reproché aux services du CMI de pratiquer régulièrement depuis le 2 septembre dernier des arrestations de Rwandais résidant ou de passage àKampala pour les torturer et leur extorquer des aveux. C’est le cas de trois rwandais James Bayingana, Lando Nsekanabo et Vianney Byaruhanga Nduwamungu arrêtés au 23 septembre par les agents de la CMI et incarcérés dans la prison de Mbuya n’ont été libérés qu’en novembre.

Puis il y a eu le cas de René Rutagungira enlevé le 7 août dernier dans le quartier Bakuri de la ville de Kampala et sérieusement torture par les agents de la CMI.
Différents journaux ugandais rapportent que ces arrestations de Rwandais àKampala sont savamment opérées dans l’optique de salir le Rwanda comme quoi il a l’intention de troubler l’ordre et la sécurité de son voisin ugandais.

Ceci crée une psychose parmi les passagers rwandais en partance àKampala. Ils ont peur d’être arêtes pour un rien surtout que ces Rwandais qui sont arrêtés par la CMI n’ont pas droit d’être visités par les diplomats rwandais en poste à Kampala tout autant qu’ils ne peuvent pas faire appel à leurs avocats pour les defendre.

Au voleur vole

Entretemps, des informations sues montrent que RNC/ Rwanda National Congress de l’ancien Général Kayumba Nyamwasa, un movement politique acharné contre le Gouvernement rwandais, opère en toute liberté en Uganda en recrutant les members. Il est fait état qu’un certain Rugema Kayumba a débarqué de |la Norvège pour Kampala oùil travaillerait main dans la main avec la CMI dans cette mission.

“Il est fort probable que ces enlèvements de Rwandais est entrepris dans l’optique de masquer le recrutement de members de RNC dans les camps de réfugiés pour Rwandais”, a confié àce journal un agent de la CMI. La fuite du camps de réugié rwandais de Rhino/Arua du Major retraité Habib Mudhathir et le capitaine retraité Sibo Charles corrobore avec cette hypothèse. Les deux anciens militaries auraient été facilities par la CMI dans cette fuite et leur incorporation dans les rangs de RNC.
Le procès de René Rutagungira montre des mauvais desseins de la CMI ugandaise qui tente de faire taire l’avocat de la defense pour que celui-ci n’évoque par les sévices corporels faits sur son client par les généraux Tumukunde (Ministre de l’Intérieur) et Kandiho (Chef du CMI) afin de lui faire dire qu’il est dans un complot avec un autre general, l’IGP Kale Kayihura, pour enlever des Rwandais hostiles au Gouvernement de Kigali.

Un climat malsain et entretenu par les forces de sécurité de Kampala n’augure rien de bon. Si dans le temps il y a eu des diplomats anglais pour appaiser un tension qui commençait à être très menaçante entre l’Uganda et le Rwanda, l’état actuel de la situation semble avoir franchi une autre étape dans la deterioration des relations Rwando ugandaises.

Le Rwanda pourra-t-il tolérer que son opposition ait le champ libre d’organiser un camps d’entraîement sur le territoire de son voisin ugandais ?

Face à un Museveni vieillissant qui se cramponne au pouvoir contre vent et marées et cherche noise à son ancient poulain Paul Kagame du Rwanda qui lui fait trop d’ombrage avec sa popularitéafricaine et mondiale, les bonnes relations de voisinage pourraient être rétablies aux bons soins du fils du Président Museveni, le Gé. Muhoozi Kaneirugaba, devenu par la force des choses le Chef d’Etat Major Général de l’Armée ugandaise.

Mais quelle marge de manoeuvre le jeune militaire peut-il avoir sdevant un précarré de militaires de longue carrière entourant son père pour ourdir un complot contre le petit voisin de l’Ouest, le Rwanda de Paul Kagame ?

La situation risque de se corser au cas où la France officielle se mêlerait de la partie et appuyerait une rebellion rwandaise qui se forme dans le grand nord oust de l’Uganda, activement soutenue par la CMI.

Une logique de guerre malheureuse

Deux frères hier amis, Museveni et Kagame ont des parcours historiques qui auraient dûrappeler aux deux frères qu’il n’y a pas lieu de nourrir des desseins d’élimination mutuelle. N’ont-ils pas fait ensemble la guerre de liberation de l’Uganda, passage obligé pour le Rwanda ? Mais qui est le perdant dans cette triste enterprise ? Est-ce Kagame et ses camarades qui ont fait la guerre d’Uganda du nord au sud et de l’Est à l’Ouest jusqu’en 1986 ?

Les deux pays devraient êre fiers d’être des leaders de la nouvelle East Africa Community et partager de géants projets de développement au lieu de manger les raisins de la haine.


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