Quelles sont les villes les plus dangereuses pour les femmes ?

Redigé par Le Figaro
Le 19 octobre 2017 à 10:22

Selon une étude de la fondation Thomson Reuters portant sur 19 grandes villes mondiales, les femmes sont particulièrement défavorisées au Caire, à Karachi et à Kinshasa.
Il ne fait pas bon être une femme au Caire, à Karachi ou à Kinshasa. Ces mégapoles égyptienne, pakistanaise et congolaise remportent une triste palme : celle des villes de plus de 10 millions d’habitants les plus dangereuses pour les femmes en 2017, à en croire une étude réalisée par la fondation Thomson-Reuters entre le 1er juin et le (...)

Selon une étude de la fondation Thomson Reuters portant sur 19 grandes villes mondiales, les femmes sont particulièrement défavorisées au Caire, à Karachi et à Kinshasa.

Il ne fait pas bon être une femme au Caire, à Karachi ou à Kinshasa. Ces mégapoles égyptienne, pakistanaise et congolaise remportent une triste palme : celle des villes de plus de 10 millions d’habitants les plus dangereuses pour les femmes en 2017, à en croire une étude réalisée par la fondation Thomson-Reuters entre le 1er juin et le 28 juillet derniers.

Quatre critères ont été sélectionnés : les violences sexuelles, l’accès à la santé, les pratiques culturelles et les opportunités économiques. Sur la base de ces quatre grands domaines, l’équipe à l’origine du classement a interrogé 355 experts. « Nous avons cherché à savoir quelles villes sont sûres pour les femmes, et lesquelles doivent en faire davantage pour veiller à ce que les femmes ne courent pas de risque de violence sexuelle, d’harcèlement et de pratiques culturelles néfastes, et qu’elles aient accès aux soins et à l’éducation », explique la fondation.

Une ville par pays

19 mégapoles ont été choisies parmi les 31 listées par les Nations unies : Buenos Aires, Dhaka, Istanbul, Jakarta, Karachi, Kinshasa, Lagos, Le Caire, Lima, Londres, Manille, Mexico, Moscou, New Delhi, New York, Paris, Sao Paulo, Shanghai et Tokyo. En revanche, Bombay, Calcutta, Chennai et Bangalore (Inde), Pékin, Chongqing, Canton, Tianjin, Shenzhen (Chine), Osaka (Japon), Rio de Janeiro (Brésil) et Los Angeles (États-Unis) ont toutes été écartées, car la fondation souhaitait ne faire figurer qu’une ville par pays dans son étude.

1. Le Caire (Egypte) – mégapole la plus dangereuse pour les femmes
2. Karachi (Pakistan) et Kinshasa (République démocratique du Congo) (ex-aequo)
4. New Delhi (Inde)
5. Lima (Pérou)
6. Mexico (Mexique)
7. Dhaka (Bangladesh)
8. Lagos (Nigéria)
9. Jakarta (Indonésie)
10. Istanbul (Turquie)
11. São Paulo (Brésil)
12. Buenos Aires (Argentine)
13. New York (États-Unis)
14. Manille (Philippines)
15. Shanghai (Chine)
16. Moscou (Russie)
17. Paris (France)
18. Tokyo (Japon)
19. Londres (Royaume-Uni) – mégapole la moins dangereuse pour les femmes

L’Asie à la peine

Selon la fondation Thomson Reuters, la capitale égyptienne a tout faux. Sur les quatre critères, elle est toujours classée dans les trois moins bonnes places. Elle est même dernière en matière de pratiques culturelles. Ses « dauphines », Karachi et Kinshasa, sont également dans le rouge dans tous les critères. Derrière, New Delhi décroche une terrible dernière place sur les questions de violences sexuelles, et Lima est en queue de classement quant à l’accès à la santé.

Dans le reste du « top 10 », on retrouve une ville sud-américaine, Mexico, deux asiatiques, Dhaka et Jakarta, une africaine, Lagos, et une proche-orientale, Istanbul. New York est 13e, avec un point fort autour des opportunités économiques mais un point faible en matière d’accès à la santé. Moscou, 16e, se distingue en décrochant la meilleure place dans le critère « pratiques culturelles ».

Paris s’en sort bien

Du côté des villes les mieux classées, la fondation Thomson Reuters nomme Londres meilleure mégapole pour les femmes. La capitale du Royaume-Uni est première sur deux critères, l’accès à la santé et les opportunités économiques. Deuxième au classement général des villes les plus sûres, Tokyo, la mégapole la plus peuplée du monde avec 38 millions d’habitants, tire son épingle du jeu en grande partie grâce à son premier rang en matière de sécurité face aux violences sexuelles et au harcèlement.

Un motif de satisfaction côté français : Paris est classée troisième meilleure mégapole pour les femmes. La capitale de l’Hexagone se distingue particulièrement dans le domaine de l’accès à la santé. Néanmoins, il reste d’importants progrès à faire en termes de pratiques culturelles. Quant aux violences sexuelles et au harcèlement, la France a beau se classer quatrième meilleure en la matière, le chemin est encore très long… comme le succès du hashtag #BalanceTonPorc l’a malheureusement prouvé ce week-end.


Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM

Publicité