Quatre rebelles tués dans une attaque à 15 km de Bujumbura

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 9 avril 2017 à 04:07
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Au moins quatre assaillants ont été tués vendredi soir au cours d’une attaque de « bandits armés », la terminologie officielle pour désigner des rebelles, à environ 15 km au nord de Bujumbura, a annoncé samedi le porte-parole de la police burundaise.

Un groupe de « bandits armés » a pillé vendredi soir trois boutiques de Gihanga, dans la province de Bubanza (nord-ouest), et enlevé quatre personnes, dont deux ont finalement pu s’échapper, affirme dans un tweet Pierre Nkurikiye,

« Quatre bandits » ont finalement été tués samedi matin dans des affrontements avec les forces de l’ordre dans les marais voisins de la région Rukoko où ils s’étaient repliés, a-t-il ajouté. « Pas de citoyen mort ou de vache volée », a-t-il précisé.

Un civil a également été blessé, et la police a procédé à l’arrestation de plusieurs civils, soupçonnés d’être complices des assaillants, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

« Hier soir, ces rebelles ont pillé de l’argent, des sacs de haricots et de riz, puis ils ont obligé les boutiquiers comme ils le font à chaque fois à transporter leur butin jusque dans la Rukoko », a expliqué à l’AFP un témoin.

La commune de Gihanga est en proie depuis plusieurs mois à une insécurité croissante (enlèvements de personnes et demandes de rançon, embuscades contre de nombreux véhicules, attaques armées, pillages et vol de bétail) due essentiellement aux raids de l’une des ailes dissidentes des Forces nationales de libération (FNL). Cette faction est menée par le général Aloys Nzabampema. Le chef des FNL, Agathon Rwasa, est lui, devenu premier vice-président de l’Assemblée nationale burundaise.

Le groupe de Nzabampena lance régulièrement des attaques pour son ravitaillement, pillant de nombreuses vaches et des produits vivriers avant de se replier dans les marais de Rukoko, puis dans le nord d’Uvira, dans l’extrême est de la République démocratique du Congo voisine, leur base de repli.

Un berger avait été tué et un autre blessé jeudi au cours d’une attaque dans le même secteur.

L’armée burundaise ne parvient pas depuis des années à réduire cette branche des FNL (quelques centaines d’hommes), bien implantée dans cette zone malgré l’engagement de centaines de soldats au Burundi et jusqu’en RDC.

Le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences depuis bientôt deux ans, née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3e mandat considéré comme illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son camp.

Ces violences ont déjà fait de 500 morts à 2.000 victimes, selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de disparition forcée et de torture, et ont poussé à l’exil plus de 400.000 Burundais.


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