Bruit de bottes en Gambie : la force de la Cedeao obtient le feu vert pour intervenir

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 12 janvier 2017 à 03:15
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La CEDEAO semble décidée à intervenir en Gambie pour faciliter l’investiture de Adama Barrow. Une intervention qui devrait être menée par l’ESF, bras armé de la communauté ouest-africaine, mais dont la stratégie, l’effectif et la date n’ont toujours pas été communiqués. Rien ne transparait aussi sur la réaction de Yahya Jammeh et surtout de son armée qui pourrait être tentée de « défendre le territoire national ».

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aurait donné son feu vert pour une intervention militaire en Gambie, selon l’Agence de Presse Africaine (APA). Une mission qui a été confiée au bras armé de l’organisation Ouest-africaine, la Force de réserve (ESF) de la Cedeao qui devra faire respecter les résultats de l’élection présidentielle du 1er décembre dernier. Une décision qui vient après des déclarations appelant à éviter toute intervention militaire. Une position défendue notamment par le président guinéen Alpha Condé.

Selon APA, cette résolution daterait du 17 décembre dernier et donnerait mandat à l’ESF pour déployer ses troupes dans le territoire gambien pour évincer Yahya Jammeh. Une opération qui devrait être réalisée sous commandement sénégalais et viserait à transférer le pouvoir de l’ancien président à Adama Barrow qui est arrivé en tête des présidentielles.
Sécuriser Barrow et faciliter l’investiture

Concrètement, les forces d’interventions de la CEDEAO seront chargées d’assurer la sécurité du président élu Adama Barrow et de faciliter son investiture conformément à la constitution du pays. Le contingent devra également sécuriser le territoire gambien, ainsi que l’ensemble des formations politiques.

De prime abord, cette intervention sera composée de contingents ouest-africains avec un financement communautaire de la Cedeao. L’ESF devrait également recevoir un soutien financier international, notamment de l’ONU, de l’UE et d’autres bailleurs de fonds. Il n’empêche qu’aucune stratégie précise n’a été divulguée par l’Etat-major de l’ESF, au moment où la réaction des forces armées gambiennes à une incursion de l’ESF reste inconnue. En effet, bien que quelques officiers de hauts-rangs aient manifesté leur soutien et ralliement à Barrow, Jammeh semble toujours tenir la majeure partie de l’armée et des services de sécurité.

Reste à savoir, si l’Etat-major de l’ESF a déjà établi des canaux de communication avec les gradés de l’armée gambienne pour faciliter le changement de pouvoir où éviter une confrontation frontale en cas d’intervention. Une entrée « pacifique » des forces de la CEDEAO en Gambie reste l’objectif prioritaire de l’ESF. Un scenarii dont la réalisation dépendra de la réaction de Jammeh et de son armée.


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