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Alep au bord de la chute : l’Onu impute la mort d’"au moins 82 civils" aux milices pro-al-Assad

Redigé par IGIHE
Le 13 décembre 2016 à 04:23

GUERRE EN SYRIE - L’armée de Bachar al-Assad assure entrer dans la "phase finale" de la bataille d’Alep qui faisait rage ce lundi soir, et où "au moins 82 civils" ont été tués par les loyalistes, rapporte l’Onu. Un carnage raconté sur les réseaux sociaux.
"Rendez-vous ou mourez !" Tel est le message envoyé par l’armée de Bachar al-Assad aux rebelles qui ne tiennent désormais plus qu’une enclave dans les quartiers est d’Alep, la deuxième ville de Syrie, rapporte la BBC ce lundi. L’armée syrienne assure (...)

GUERRE EN SYRIE - L’armée de Bachar al-Assad assure entrer dans la "phase finale" de la bataille d’Alep qui faisait rage ce lundi soir, et où "au moins 82 civils" ont été tués par les loyalistes, rapporte l’Onu. Un carnage raconté sur les réseaux sociaux.

"Rendez-vous ou mourez !" Tel est le message envoyé par l’armée de Bachar al-Assad aux rebelles qui ne tiennent désormais plus qu’une enclave dans les quartiers est d’Alep, la deuxième ville de Syrie, rapporte la BBC ce lundi. L’armée syrienne assure que la bataille d’Alep, qui faisait rage dans la soirée, est dans sa "phase finale". Elle précise détenir près de 98% de la ville, relate le Daily Mail.

La télévision d’Etat a diffusé des scènes de liesse dans le même secteur en provenance de la partie ouest de la ville, détenue depuis longtemps par les forces loyalistes, en déroulant comme bandeau "les habitants d’Alep expriment leur joie avec la victoire contre les terroristes". "Il y a un effondrement total des rebelles. La bataille d’Alep touche à sa fin", a affirmé pour sa part Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Mardi 13 décembre, l’Onu a indiqué que les forces pro-al-Assad avaient tué "au moins 82 civils" à Alep. Des chiffres bien en-deçà de la réalité vécue sur place, alors que sur les réseaux sociaux, activistes, ONG et habitants font part de leurs derniers instants.

L’Onu craint les "atrocités" commises par le régime

Plus de 10.000 civils supplémentaires ont déjà fui les zones rebelles ces dernières 24 heures pour rejoindre des secteurs gouvernementaux, portant à 130.000 de nombre des habitants ayant fui l’offensive, selon l’OSDH. Mais l’ONG s’inquiète de potentiels massacres des civils qui sont restés à Alep-Est.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est d’ailleurs alarmé ce lundi soir d’informations faisant état d’atrocités à Alep. Des dizaines de milliers de personnes seraient toujours dans ces enclaves tenues par les insurgés. Sur Twitter, les habitants ont notamment rapportés des "massacres de civils" à l’arme blanche par l’armée de Bachar al-Assad. Ce que le quai d’Orsay décrivait comme des "assassinats de sang froid de familles entières au motif qu’elles seraient réputées proches de l’opposition."
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"Les milices [pro-Bachar al-Assad] ont exécuté tous les blessés dans les rues et dans les maisons d’Alep", raconte ce membre de l’Armée syrienne libre, qui fait par ailleurs état de l’exécution de 80 enfants, femmes et vieillards blessés, ou encore l’incendie d’un refuge où s’étaient réfugiés entre 60 et 70 civils.

Des habitants de cette ville en guerre décrivent des scènes d’exécutions à l’arme blanche, mais aussi les bombes qui tuent de nombreux civils. Les rues sont même comparées "à l’enfer".

"Les civils sont regroupés dans quatre quartiers, les milices multiplient les exécutions dans chaque rue qu’ils ont investie. C’est un grand massacre qui se déroule en ce moment."

"Dites au monde qu’un massacre s’apprête à se dérouler ! Soyez une voix pour les sans-voix. Qu’Allah les protège. Ameen"

"Ces gens ne sont pas des zombies et ils ne sont pas en train de jouer. Ils échappent d’une mort pour en rejoindre une autre. Alep souffre. Sauvez-la, sauvez son peuple."

"Il n’y pas de bilan total du nombre des dommages dans Alep assiégée aujourd’hui. Toutes les rues et les immeubles détruits sont remplis de cadavres. C’est l’enfer."

Mardi 13 décembre, Jean-Marc Ayrault, le patron du quai d’Orsay, a fait part de sa consternation : "De telles atrocités révoltent les consciences. Plus que jamais, il y a urgence à faire cesser les hostilités à Alep. Les soutiens du régime, à commencer par la Russie, ne peuvent pas laisser faire et admettre cette logique de vengeance et de terreur systématique sans prendre le risque d’en être complices.

Toute la lumière doit être faite sur les souffrances infligées aux populations civiles à Alep. J’appelle les Nations Unies à utiliser sans délai tous les mécanismes, qui permettent d’établir la vérité sur ce qui se passe à Alep et à la communauté internationale de faire en sorte que ces crimes ne restent pas impunis.

avec lci.fr


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