Premier vol du nouvel avion solaire

Redigé par IGIHE
Le 2 juin 2014 à 09:39

Le prototype Solar Impulse 2 a réussi son premier envol depuis la base aérienne de Payerne, en Suisse. L’équipe helvétique prépare un pari fou : réussir un tour du monde avec la seule énergie du Soleil.
Quatre minutes exactement avant le lever du jour, à 5 h 38, le nouvel avion solaire de l’équipe suisse Solar Impulse a décollé pour son premier vol depuis la base aérienne de Payerne, à mi-distance entre Berne et Lausanne. L’appareil est une version plus grande et plus aboutie du premier Solar Impulse, à (...)

Le prototype Solar Impulse 2 a réussi son premier envol depuis la base aérienne de Payerne, en Suisse. L’équipe helvétique prépare un pari fou : réussir un tour du monde avec la seule énergie du Soleil.

Quatre minutes exactement avant le lever du jour, à 5 h 38, le nouvel avion solaire de l’équipe suisse Solar Impulse a décollé pour son premier vol depuis la base aérienne de Payerne, à mi-distance entre Berne et Lausanne. L’appareil est une version plus grande et plus aboutie du premier Solar Impulse, à bord duquel les Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg avaient battu plusieurs records du monde d’endurance entre 2010 et 2013.

Vu l’heure très matinale et l’épaisse couverture nuageuse sur la région, les immenses panneaux solaires qui recouvrent les ailes, le haut du fuselage et les ailerons de l’appareil n’ont pas servi. Ce vol d’essai s’est réalisé avec la seule puissance des 630 kg de batteries au lithium. Il s’est déroulé très tôt pour avoir la météo la plus clémente possible, et surtout éviter la présence de « thermiques », des courants ascendants qui auraient pu déstabiliser ce prototype ultraléger de tout juste 2,3 tonnes qui vole très lentement : tout juste 55 km/h de moyenne pour sa première sortie.

Pendant 2 heures et 17 minutes, soit une demi-heure de plus que prévu, les 4 moteurs électriques ont entraîné le Solar Impulse 2 jusqu’à une altitude maximale de 5 500 pieds (1 670 mètres) sans souci majeur. Le pilote d’essai allemand Markus Scherdel a simplement rapporté avoir ressenti de « légères vibrations » en fin de la phase de montée, 20 minutes après le décollage. À part ce paramètre inattendu, qui a disparu de lui-même au bout de quelques minutes, les systèmes électriques se sont parfaitement comportés et la stabilité en vol était satisfaisante.

Reprenant les éléments qui ont fait le succès du premier Solar Impulse, le deuxième prototype a été conçu pour pouvoir réaliser un tour du monde à l’aide de la seule énergie solaire. Le nouvel appareil est plus grand - avec une envergure portée à 72 m, soit plus qu’un Boeing 747 -, emporte encore plus de panneaux solaires et dispose de moteurs plus puissants. Mais le changement le plus important est probablement l’arrangement du cockpit. Celui-ci a été complètement revu, avec un siège inclinable qui permet au pilote de rester à bord assez longtemps pour pouvoir traverser un océan, pendant 5 jours et 5 nuits. En 2010, le premier Solar Impulse avait défriché la voie, en volant 26 heures d’affilée, prouvant qu’il était possible d’accumuler assez d’électricité durant le jour pour continuer à voler de nuit grâce aux batteries.

17 200 cellules solaires

« Ce vol inaugural est une étape décisive, un pas de plus qui nous rapproche du tour du monde », a déclaré hier André Borschberg, pilote professionnel et coleader du projet avec Bertrand Piccard.

Plusieurs vols d’essai sont encore programmés en Suisse, notamment pour tester cet été le bon fonctionnement en vol des 17 200 cellules solaires qui l’alimenteront en énergie lors des tentatives de records. Le tour du monde commencera en mars 2015 à partir du golfe Persique, qui combine de bonnes conditions météorologiques et d’ensoleillement avec une position proche des tropiques. André Borschberg et Bertrand Piccard se relayeront pour chaque étape.

Le Figaro.fr


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