« Monstrueux » : un nouveau trou noir supermassif intrigue les astronomes

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 27 février 2015 à 07:31
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Des astronomes ont découvert un « monstrueux » trou noir, extrêmement ancien, qui défie les théories actuelles sur la façon dont ces objets se sont développés dans les débuts de l’Univers.

Les astronomes pensaient jusqu’ici que les plus gros de ces mastodontes, véritables ogres aspirant tout ce qui les entoure, y compris la lumière, étaient bien plus jeunes. Leur appétit sans fin requiert en effet énormément de matière interstellaire à « consommer », et l’univers plus moderne, plus dense, paraît plus propice à leur développement.

Comme si les trous noirs n’étaient déjà pas assez effrayants comme ça. Des astronomes viennent d’en découvrir un « monstrueux », dont la masse est - tenez-vous bien -, 12 milliards de fois supérieure à notre soleil.

En plus d’être l’un des plus gros trous noirs jamais recensés, ce géant représente un véritable défi théorique pour l’astronomie, de par son âge extrêmement avancé : il est né seulement 900 millions d’années après le Big Bang, âgé lui même de 13,7 milliards d’années, du jamais vu pour un trou noir aussi massif.

Ainsi, avant cette découverte, le plus gros trou noir connu datant de l’univers le plus primitif (moins de 1 milliard d’années), ne faisait que 5 milliards de fois la masse du soleil.

« Difficile à interpréter »

Pourtant, selon la revue Nature, qui publie ces travaux, ce monstre a bel et bien été détecté dans un quasar - objet ultra lumineux qui émet une énergie colossale - qui existait lorsque l’univers n’était qu’un enfant, âgé de de 857.000.000 années, soit 6 ans pour un homme centenaire. Cette découverte est donc « difficile à interpréter avec les théories actuelles », a ainsi souligné l’un des auteurs de l’étude, Fuyan Bian, de l’Université Nationale Australienne, dans un communiqué.

Autre défi pour les astronomes : avec une telle masse, ce super trou noir doit forcément « grandir plus rapidement que sa galaxie hôte », selon Akos Bogdan, astrophysicien à Cambridge (Massachussets), interrogé par le site Discovery. Or, on pensait jusque-là que les galaxies et les trous noirs qu’elles abritent se développaient conjointement.

C’est quoi, un trou noir ?

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Si une bonne part de mystère plane encore sur l’origine des trous noirs supermassifs, qu’on trouve au centre des galaxies, on en sait un peu plus aujourd’hui sur les trous noirs stellaires, qui ne sont pas des trous mais bien des objets célestes, naissant de l’« effondrement » sur elles-même d’étoiles massives arrivées en fin de vie. Un peu comme si notre soleil se recroquevillait sur lui-même avant d’être littéralement aspiré par son propre noyau. Ces phénomènes sont issus d’une attraction gravitationnelle phénoménale et aspirent ainsi tout ce qui se trouve à proximité, la matière interstellaire, parfois d’autres trous noirs, et même la lumière. Dans le mouvement s’aspiration, la matière est toutefois chauffée à un niveau tel que des rayons X sont émis, ce qui permet de détecter depuis la Terre ces ogres invisibles.

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