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Le Nobel de médecine récompense des recherches sur l’horloge biologique

Redigé par AFP
Le 3 octobre 2017 à 08:52

Les lauréats ont découvert comment notre organisme régule l’alternance entre nuit et jour.
Le prix Nobel de médecine et de physiologie 2017 est attribué à Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash and Michael W. Young, pour leur découverte des mécanismes moléculaires qui assurent le rythme circadien.
Un rythme circadien est un rythme biologique d’une durée de 24 heures environ, qui possède au moins un cycle par période de 24 heures. Le terme « circadien », vient du latin circa, « autour », et dies, « jour », et (...)

Les lauréats ont découvert comment notre organisme régule l’alternance entre nuit et jour.

Le prix Nobel de médecine et de physiologie 2017 est attribué à Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash and Michael W. Young, pour leur découverte des mécanismes moléculaires qui assurent le rythme circadien.

Un rythme circadien est un rythme biologique d’une durée de 24 heures environ, qui possède au moins un cycle par période de 24 heures. Le terme « circadien », vient du latin circa, « autour », et dies, « jour », et signifie littéralement cycle qui dure « environ un jour ».

Le comité Nobel explique qu’il a attribué ce prix en fonction de l’importance des découvertes effectuées par le trio : « La vie sur terre est adaptée à la rotation de notre planète. Depuis de nombreuses années, nous savons que les organismes vivants, y compris les humains, ont une horloge biologique interne qui aide à anticiper et s’adaptent au rythme régulier de la journée. Mais comment cette horloge fonctionne-t-il réellement ? Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young ont pu regarder à l’intérieur de notre horloge biologique et élucider son fonctionnement intérieur. Leurs découvertes expliquent comment les plantes, les animaux et les humains adaptent leur rythme biologique de sorte qu’il soit synchronisé avec les révolutions de la Terre ».

Les chercheurs ont utilisé les mouches des fruits comme organisme modèle. Les lauréats du prix Nobel de cette année ont isolé un gène qui contrôle le rythme biologique quotidien normal. Ils ont montré que ce gène encode une protéine qui s’accumule dans la cellule pendant la nuit, et se dégrade pendant la journée. Par la suite, ils ont identifié des composants protéiques supplémentaires de cette machinerie, en exposant le mécanisme régissant l’horloge à l’intérieur de la cellule. Nous savons maintenant que les horloges biologiques fonctionnent selon les mêmes principes dans les cellules d’autres organismes multicellulaires, y compris les humains.

« Avec une précision exquise, notre horloge intérieure adapte notre physiologie aux différentes phases du jour », explique le jury Nobel. L’horloge réglemente les fonctions critiques telles que le comportement, les niveaux d’hormones, le sommeil, la température corporelle et le métabolisme. Notre bien-être est affecté quand il y a un décalage temporaire entre notre environnement externe et l’horloge biologique interne, par exemple lorsque nous traversons plusieurs fuseaux horaires et faisons l’expérience du "jet lag". Il existe également des indications selon lesquelles un désalignement chronique entre notre mode de vie et le rythme dicté par notre chronométreur interne est associé à un risque accru de diverses maladies.


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