L’air est irrespirable dans les villes selon l’OMS

Redigé par RFI Post
Le 10 juin 2016 à 03:06
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Dans la plupart des villes de la planète, la qualité de l’air est désastreuse, pointe une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiée jeudi 12 mai. Huit citadins sur dix sont ainsi touchés par la pollution atmosphérique. Pour les pays à revenu faible, la situation est particulièrement alarmante : 98% des villes de plus de 100 000 habitants ne respectent pas les seuils fixés par l’OMS.

A Peshawar, Delhi ou encore au Caire, mieux vaut ne pas inspirer trop profondément. L’air y est surchargé de particules fines. Si l’OMS fixe le seuil maximum à 20 microgrammes par mètre cube (µg/m3) pour la concentration moyenne annuelle de particules fines PM10 (d’un diamètre égal ou inférieur à 10 micromètres), le niveau de concentration est presque 30 fois plus élevé à Peshawar. La ville du nord-est du Pakistan est l’agglomération la plus polluée au monde avec un niveau de concentration qui atteint 540 µg/m3.

Une moindre pollution dans les pays à revenu élevé

Dans les pays riches, l’air est un peu plus respirable : 56% des villes ne respectent pas les lignes directrices de l’OMS. En Europe, les niveaux de concentration de particules fines sont pratiquement les mêmes à Londres et Genève, alors qu’ils sont légèrement plus élevés à Paris et Rome, note l’OMS.

Le Canada figure parmi les pays les moins pollués, ainsi que la Finlande, l’Estonie, l’Islande, l’Australie, l’Irlande et la Nouvelle-Zélande. Dans ces pays, la quasi-totalité, et parfois toutes les villes, reste en dessous du seuil de 20 µg/m3. Dans les autres pays développés, la qualité de l’air urbain tend à s’améliorer, selon l’OMS.

Mais globalement la concentration des particules fines a augmenté de 8% pendant les cinq dernières années.

Une pollution due aux combustibles fossiles

Les causes de la pollution : les combustibles fossiles pour produire l’électricité, l’usage de la voiture individuelle, et dans certains pays, l’utilisation du charbon pour la cuisine et le chauffage. Les conséquences sanitaires sont lourdes : risques accrus d’accidents vasculaires cérébraux, de maladies cardiovasculaires ou encore de cancers du poumon.

En 2012, les particules fines ont été classées cancérogènes par l’OMS. La même année, la pollution atmosphérique a causé la mort de 3,7 millions de personnes au niveau mondial, selon les estimations de l’organisation.

Sortir d’une situation désastreuse

L’agence onusienne préconise de développer les énergies renouvelables, les transports en commun et les pistes cyclables : une meilleure qualité de l’air, souligne l’OMS, est non seulement bénéfique pour la santé de la population, mais aussi pour le climat.


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