Les jeunes mal informés sur les maladies sexuelles

Publié par Le Soir
Le 10 juillet 2017 à 12:39
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Une enquête de l’UCL, que « Le Soir » a pu consulter, sur la vie affective et sexuelle des étudiants révèle une connaissance limitée des modes de transmission des infections sexuelles.

Le virus du sida peut-il se transmettre en s’asseyant sur une planche de W-C ou par une piqûre de moustique ? Ce sont là deux des multiples propositions auxquelles ont répondu quelque 2.286 étudiant(e)s de l’UCL via la vaste enquête menée par leur université sur leur vie affective et sexuelle.

Principale conclusion : si les étudiants sont plutôt bien informés sur les modes de transmission du VIH, ils le sont moins sur les infections sexuellement transmissibles.

La base, tout d’abord : plus de 99 % des jeunes interrogés savent que le virus du sida ainsi que d’autres infections peuvent se transmettre « lors de rapports sexuels vaginaux ou anaux ».

Cela se complique pour les rapports bucco-génitaux (fellation et cunnilingus) : si 84 % des étudiants ont conscience que des IST sont transmissibles lors de telles pratiques, ils ne sont que 71 % à savoir que le VIH l’est tout autant. Un étudiant sur six est d’ailleurs convaincu que ce n’est pas le cas, et une même proportion des jeunes dit ne pas connaître la réponse.

« Faux modes de transmissions »

Pour les situations présentées comme de « faux modes de transmission » du VIH (planche de W-C, moustiques, etc.), les répondants expriment un doute variable. Par exemple, un étudiant sur quatre admet qu’il ne sait pas si oui ou non le sida peut se transmettre par une piqûre de moustique, tandis qu’un sur cinq a des doutes sur les risques d’attraper une IST en recevant du sang en Belgique !

Malgré cela, lorsqu’on les interroge sur leur propre connaissance des modes de transmission et de prévention, ils estiment globalement avoir une connaissance suffisante en ce qui concerne le sida. Ils se montrent nettement plus réservés, par contre, pour ce qui est des infections sexuellement transmissibles. Ainsi, 40 % des étudiants jugent leur degré d’information insuffisant dans ce domaine.

Le premier rapport sexuel

On notera encore que l’âge médian du premier rapport sexuel est de 18,6 ans, un résultat conforme aux grandes enquêtes sur la sexualité. La surprise vient du fait que cette médiane est plus précoce chez les filles (18,2 ans) que chez les garçons (19 ans).


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