Le contingent sud-africain de la MONUSCO administre des soins corporels aux orphelins de Nyiragongo

Publié par R. Okapi
Le 22 août 2017 à 02:46
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Plus d’une centaine d’enfants de Munigi, en territoire de Nyiragongo à 5 km au nord de Goma, ont bénéficié samedi 19 août de soins d’hygiène corporelle ordinaire, administrés par les casques bleus sud-africains de la MONUSCO, basés à Munigi. Les soldats de la paix ont administré ces soins pour célébrer le “Mandela-Day”, une journée de partage avec les plus démunis en Afrique du Sud.

Une ambiance inhabituelle a régné samedi à l’hôpital d’enfants à Munigi, où étaient regroupés des enfants en bonne santé. Ils ont reçu des soins allant du bain complet jusqu’au port des vêtements propres de la part des casques bleus.

Ils auraient reçu ces soins corporels et hygiéniques normaux auprès de leurs parents. Mais, ces derniers sont morts ou tout simplement incapables de les leur offrir, selon des sources locales.

« Nous assistons ces enfants en nourriture, en habits. Et, nous nous assurons de leur propreté. Nous venons ici chaque début de la semaine. Mais, aujourd’hui, nous le faisons dans le cadre de 67 minutes de la journée de Mandela [célébré tous les 18 juillet] », a indiqué Madame Dipholo, psychologue de l’escadron Engineering sud-africain, qui était de la partie.

La députée Jeanne Butsitsi, élue de Nyiragongo, a salué cette action de bienfaisance :

« Ces enfants orphelins, qui n’ont ni père ni mère ! Aujourd’hui, je les vois en train d’être lavés, de changer d’habits, et être enduis de pommade. Vraiment, ça me touche beaucoup ! Il s’agit même d’un esprit humanitaire très élevé ! Cela va contribuer, assurément, au mieux-être de la population de Nyiragongo, touchée surtout par le choléra. »

A part le manque d’eau depuis des années, le territoire de Nyiragongo est, comme la ville de Goma, touché de plein fouet par l’épidémie de choléra, depuis juin dernier. Près de 3 600 cas ont été déjà enregistrés, pour 17 décès, au 16 août, dans les deux entités. Les premières victimes sont, selon les humanitaires, les femmes et les enfants.


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