La prise d’ibuprofène pendant la grossesse influencerait la fertilité des filles

Redigé par YahooStyle
Le 9 février 2018 à 03:49

La prise d’ibuprofène par les femmes enceintes pourrait nuire à la fertilité des futures filles, d’après une nouvelle étude.

Des études menées sur les tissus ovariens humains indiquent que l’exposition à cet analgésique disponible en vente libre pourrait avoir un impact négatif sur la fertilité des filles.

Consommer cet analgésique pendant deux jours au cours des trois premiers mois de la grossesse suffirait à entraîner des dégâts.

Ces derniers pourraient d’ailleurs être irréversibles, même si les femmes enceintes arrêtent de consommer l’analgésique, d’après les scientifiques.

L’étude, publiée dans le journal Human Reproduction, a vu le jour grâce à des chercheurs des universités d’Edimbourg et de Copenhague qui ont analysé des échantillons de 185 fœtus humains avortés âgés de sept à douze semaines.

Les conclusions suggèrent que l’ibuprofène pourrait réduire le nombre d’ovules présents dans les ovaires des filles lorsqu’il est pris au cours des 24 premières semaines de la grossesse.

L’auteure principale, Dr Séverine Mazaud-Guittot, de l’institut de recherche Inserm à Rennes, a confié à propos des résultats : « Les filles naissent avec un nombre déterminé de follicules dans leurs ovaires qui définit leur capacité de reproduction une fois adultes ».

“Une réserve initiale relativement pauvre entraînera une période de reproduction plus courte, une ménopause prématurée ou la stérilité, des événements supposés avoir lieu plus tard dans la vie”, continue-t-elle.

“Le développement des follicules chez le fœtus n’est pas encore terminé à la fin du premier trimestre, et la réserve ovarienne est donc susceptible de se développer, dans une certaine mesure, si le traitement d’ibuprofène est court”.

“Cependant, nous avons découvert que deux à sept jours d’exposition à l’ibuprofène réduisait drastiquement la réserve de cellules germinales des ovaires des fœtus humains au cours du premier trimestre de la grossesse, et que les ovaires ne pouvaient pas entièrement se remettre d’un tel impact”.

D’après le Dr Mazaud-Guittot, l’étude suggère que la consommation prolongée d’ibuprofène au cours du développement du fœtus a un impact sur la fertilité des femmes sur le long terme, et qu’il s’agit donc d’un comportement potentiellement dangereux pour les femmes au cours des 24 premières semaines de grossesse.

“Ces conclusions confirment les recommandations actuelles liées à la consommation d’ibuprofène pendant la grossesse”.


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