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L’étude santé du jour : la dépression pourrait se transmettre sur trois générations
Publié le 24-08-2016 - à 10:38' par IGIHE

PSYCHISME – Des chercheurs américains révèlent que les petits-enfants qui ont un aïeul dépressif risquent trois fois plus de souffrir à leur tour de la maladie psychique. Une découverte qui pourrait permettre d’améliorer la prise en charge.

La dépression pourrait-elle se transmettre sur trois générations ? Si l’origine de la maladie psychique reste mal connue, elle se précise. Ainsi, les études scientifiques tentent de prouver ce lien depuis plusieurs années. Mais cette nouvelle recherche, publiée dans la revue JAMA Psychiatry, va plus loin. Elle suggère que la dépression pourrait se transmettre sur trois générations. Une première.

D’après leurs résultats, lorsque les deux parents et les grands-parents ont été diagnostiqués dépressifs, le descendant a trois fois plus de risques d’être touché par la maladie. Une découverte qui permettrait de mieux suivre ces enfants. En effet, plus un premier épisode dépressif est diagnostiqué tôt, moins il y a de complications par la suite.

► Méthodologie : trois générations étudiées

Pour arriver à ce constat, les chercheurs de l’université de Columbia (Etats-Unis) ont étudié les données de 251 jeunes personnes, âgées de 18 ans en moyenne. Toutes avaient leurs parents et grands-parents encore en vie. Les scientifiques ont ainsi pu interroger les cobayes à deux reprises ainsi que leurs ascendants sur leur santé psychique.

► Ce que l’étude a démontré : un risque multiplié par trois

Verdict : l’enfant d’une personne souffrant d’une dépression majeure présente trois fois plus de risques d’être touché par la dépression lorsque ses aïeuls le sont eux-mêmes. Un constat qui confirme les résultats d’études précédentes affirmant déjà ce lien. Mais les scientifiques ont aussi constaté que ces enfants avaient plus de risques de prendre une substance psychoactive et étaient davantage touchés par un trouble du comportement.

Une démonstration qui va dans le sens d’une récente étude américaine publiée dans la revue Nature Genetics au début du mois d’août. Les chercheurs montraient ainsi que des mutations génétiques propres à la population européenne accentuaient le risque de trouble dépressif majeur.

► Ce qu’il faut en conclure : une piste pour mieux diagnostiquer la maladie

La petite taille de l’échantillon étudié limite la portée de cette étude. Cependant, les scientifiques pensent que si une personne dort mal, mange moins, se dévalorise, souffre d’une baisse de concentration, d’une fatigue intense ou d’un autre symptôme relatif à la dépression et a un aïeul qui a des antécédents, une stratégie de traitement peut être envisagée. Psychothérapie en première ligne. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est la plus pratiquée mais des chercheurs britanniques ont récemment démontré que la thérapie d’activation comportementale était tout aussi efficace.

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