Il lui manque 90% de son cerveau mais il se porte très bien

Publié par IGIHE
Le 14 juillet 2016 à 04:06
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CERVEAU - Un Français de 44 ans vit tout à fait normalement, à un détail près. Sa boîte crânienne est presque vide. Ce qui remet en question la plupart des théories fondamentales sur la pleine conscience.

Incroyable et pourtant bien vrai ! Alors qu’un Français de 44 ans s’est rendu à l’hôpital pour une petite douleur à la jambe gauche, les médecins ont fait une découverte plutôt surprenante. L’IRM a dévoilé que le crâne de l’homme est rempli… de liquide. Autrement dit, sa boîte crânienne est pratiquement vide.

Troublant car l’homme vit de façon tout à fait normale. Marié, deux enfants, un emploi dans l’administration et il n’a aucun antécédent de trouble neurologique. Son Q.I, de 75, est certes inférieur à la moyenne mais il n’est pas considéré comme handicapé mental pour autant.

Comment a-t-il pu en arriver là ? Petit garçon, l’homme souffrait d’une accumulation de liquide céphalorachidien dans le cerveau. Une maladie appelée hydrocéphalie. Pour le soigner, les médecins lui ont implanté un petit tube pour évacuer le liquide vers d’autres parties du corps et qui lui a été retiré à ses 14 ans. Mais le liquide s’est à nouveau accumulé dans les années qui ont suivi.

Un petit cerveau mais une conscience

Cette histoire, qui a fait l’objet d’une étude scientifique publiée dans la revue The Lancet en 2007 est remise à l’ordre du jour par le psychologue Axel Cleeremans de l’université de Bruxelles. Selon lui, ce cas très particulier remet en question les théories fondamentales basées sur la pleine conscience. "Aucune théorie n’explique comment une personne, dont 90% des neurones sont absentes, peut avoir un comportement tout à fait normal", regrette le Pr Cleeremans sur le site Quartz.

En effet, toutes les zones du cerveau qui contrôlent la sensibilité, la parole ou l’audition ont été réduites. Cependant, l’homme n’a pas été affecté dans son quotidien. La nouvelle théorie du professeur, présentée lors d’une conférence à Buenos Aires, est donc que si le cerveau n’est pas endommagé brutalement mais petit à petit, l’organe reste capable de s’adapter. En clair, l’homme connaît une information mais a aussi conscience de connaître cette information. Mieux comprendre ce mécanisme de pleine conscience, c’est en fait mieux appréhender le fonctionnement du cerveau lui-même.

Metronews.fr


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