De drôles de bêtes pour nous soigner

Publié par IGIHE
Le 13 septembre 2016 à 03:51
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Escargots, sangsues, asticots, abeilles… Ces bestioles qui bavent, sucent et piquent sont plus souvent utilisées qu’on ne le croit par les médecins et dans les hôpitaux pour soulager nos douleurs, réparer nos plaies, ou favoriser les greffes de peau. Leurs propriétés thérapeutiques dans le traitement de maladies chroniques et plus graves sont à l’étude.

Se soigner grâce aux animaux, l’idée n’est pas nouvelle. Déjà deux mille ans av. J.-C., les produits d’origine animale représentaient plus d’un quart de la pharmacopée mésopotamienne. Plus tard, en Europe, huiles de scarabée, de lombric, de fourmi, de scorpion, ou encore sirop de vipère ont longtemps cohabité avec les plantes chez les apothicaires.

L’utilisation des cloportes (minicrustacés terrestres) était si fréquente que les « hôpitaux du Roy » devaient s’approvisionner en permanence en sirops, poudres ou teintures pour soigner les problèmes respiratoires.

Aujourd’hui, on les utilise encore en homéopathie sous leur nom latin plus discret, Oniscus asellus, notamment pour l’asthme. « Malgré cette importance dans la pharmacopée, le rapport aux animaux comme médicaments a toujours été plus compliqué qu’avec les plantes, pour des questions d’idéologie, de religion ou de regard social », précise Élisabeth Motte-Florac, ethnopharmacologue et auteure d’Animaux médecines (Plume de carotte). Dès le XIXe siècle, les scientifiques rejettent en bloc ces pratiques, même si quelques-unes subsistent dans les campagnes : des fourmis contre la fatigue dans les pays du Nord, un pansement hémostatique à base de toile d’araignée sur les coupures en France, un alcool de vipère contre les rhumatismes…

Aujourd’hui, après avoir été moquées, certaines pratiques comme l’hirudothérapie (sangsues) ou la thérapie par le venin d’abeille font leur retour de façon très moderne dans les laboratoires de recherche, cliniques ou hôpitaux étrangers.


Psychologies.com


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