La question des inégalités criantes de distribution des richesses, le Pape épinglé

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 13 janvier 2015 à 04:24
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Le pape François 1er fustige des inégalités criantes de revenus. Il est pris pour un marxiste par des milieux ultralibéraux américains. Il montre à quel point l’Eglise catholique était à l’origine un corps social de plaidoyer de l’évolution du pauvre. Est-ce le cas aujourd’hui ?



Le pape François appelle à plus de régulation des marchés financiers internationaux et se défend dans un entretien contre ceux qui estiment que ses critiques du capitalisme sont d’inspiration marxiste.

"Les marchés et la spéculation financière ne peuvent pas bénéficier d’une autonomie absolue", explique-t-il dans une interview publiée par le journal italien La Stampa, dimanche, plaidant pour une moralisation de l’économie et une meilleure distribution des ressources dans le monde.

Voici un cas qui donnerait à bien réfléchir au mode de distribution très inégal des richesses au Rwanda. La classe dirigeante rwandaise devrait-elle revoir la copie de son barème salarial ? Les planificateurs économistes rwandais devraient-ils fixer un SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) qui serait une référence pour que de gros salaires ne le multiplient pas tout au moins par cinq ?
Les initiateurs du capitalisme rwandais devraient-ils signer un MOU avec les grand businessmen investisseurs dans le pays à décider d’un pourcentage plafond de leurs salaires par rapport aux profits dégagés par leurs propres entreprises quitte à recapitaliser les profits non consommés pour une expansion de leurs entreprises et plus de création d’emplois ?

"Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps pour résoudre les causes structurelles de la pauvreté afin de guérir notre société d’une maladie qui ne pourra conduire qu’à de nouvelles crises", estime le pape cité par La Stampa.

Les conservateurs catholiques, en particulier aux Etats-Unis, ont critiqué ses déclarations antérieures sur l’économie, certains les jugeant ouvertement marxistes.

Le pape argentin affirme, lui, qu’il ne fait qu’énoncer les enseignements de l’Eglise.

"Si je reprenais certains sermons des premiers pères de l’Eglise au deuxième ou au troisième siècle concernant la manière dont était traitée la pauvreté, certains m’accuseraient de proférer une homélie marxiste", ajoute-t-il.

"Le Nouveau Testament ne condamne pas la richesse mais l’idolâtrie de la richesse", poursuit-il.

Le Saint-Père avait notamment dénoncé les salaires somptuaires et les bonus des banquiers les qualifiant de symptômes d’une économie fondée sur l’avidité. Il rappelait que la spéculation sur les matières premières alimentaires constituait un frein au combat contre la pauvreté et la faim dans le monde.

La question se pose au Rwanda sous une autre forme. Il faut de grands et conscients planificateurs socio-économistes pour concilier cette tendance à la poursuite effrénée de la création de richesses sociales de la part de rares investisseurs rwandais qui osent se jeter dans la jungle économique et ce souci d’équilibrer une redistribution de revenus exempte d’écarts criants.

Les citoyens rwandais étant dans le processus de tous entrér de plein pied dans l’économie de marché, il est pratiquement impossible d’imposer au businessman une assiette de recapitalisation de son entreprise par rapport à sa façon de consommer le profit. Par contre, les services publics peuvent revoir les rémunérations et autres honoraires de leurs agents ou partenaires commerciaux locaux ou étrangers au point que toute la culture de l’équité dans la distribution des richesses commencerait par là.

Il devrait en fait, judicieusement se poser le principe de "A diplôme égal-capacité égale- salaire relativement égal". Tous les ameublements y relatifs suivraient selon la politique et la consistance de telle ou telle autre institution du secteur public ou privé.


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