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RDC : un chef militaire onusien encourage une traque conjointe des rebelles ougandais
Publié le 20-07-2016 - à 13:15' par IGIHE

Le chef adjoint de la force militaire de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco), le général Jean Baillaud, a encouragé lundi les autorités congolaises à mener une traque conjointe avec l’Ouganda contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) auteurs présumés de massacres.

Rebelles musulmans ougandais présent dans l’est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la Monusco d’être responsables d’une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 600 civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Cette appréciation est remise en cause par un récent rapport du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York (NYU), selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d’autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

"La question de l’ADF qui est un groupe d’origine ougandaise et qui a des ramifications à l’extérieur du Congo doit [être] traitée aussi avec des acteurs étrangers, d’où l’Ouganda", a déclaré le général Baillaud.

Ce type d’opération conjointe vise à "empêcher des recrutements, des financements transfrontaliers, des activités illégales transfrontalières", a expliqué l’officier français lors d’une cérémonie marquant la fin de son mandat de trois ans en RDC.

Le général Baillaud a dit également son "grand regret, (...) celui de ne pas avoir fait plus pour épargner des vies d’innocents" lors des "crimes lâches et odieux" commis dans la région de Béni au Nord-Kivu (est de la RDC).

La Monusco, dont la mission est essentiellement axée sur la protection des populations civiles, est présente en RDC depuis 15 ans et déploie près de 20.000 hommes en uniforme.

Le mandat des Casques bleus a été considérablement renforcé au fil des années. Depuis 2013, ils ont pour mission de neutraliser les différents groupes armés nationaux et étrangers qui écument l’est du pays et sont autorisés pour ce faire à recourir à la force de manière offensive.

Cependant, en dépit des efforts de stabilisation déployés par la communauté internationale et les autorités congolaises, cette région, en particulier le Kivu, reste déchirée par la violence depuis la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003).

AFP


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