RDC : la Cenco critique la nomination du nouveau Premier ministre

Publié par Olga Ishimwe
Le 22 avril 2017 à 11:39
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En RDC, la Conférence épiscopale nationale congolaise (Cenco) sort de son mutisme. Dans une déclaration faite vendredi 21 avril à Kinshasa, les évêques disent clairement que la désignation du Premier ministre actuel, Bruno Tshibala, par le président Kabila est une entorse à l’accord du 31 décembre.

L’épiscopat congolais sort de sa réserve et critique les modalités de la désignation de Bruno Tshibala au poste de Premier ministre. Une nomination qui « explique la persistance de la crise » et constitue une « entorse à l’accord » de la Saint-Sylvestre conclu sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

C’est ce qu’a déclaré ce vendredi 21 avril, l’abbé Donatien Nsholé, le secrétaire général de la Cenco, lors d’une conférence de presse à Kinshasa. « Dans cette déclaration, les évêques ne font pas un jugement de valeur sur le gouvernement Tshibala, sur sa capacité de bien travailler ou pas.

Les évêques se sont exprimés par rapport au respect de l’accord de la Saint-Sylvestre et ils ont déploré le fait qu’une étape importante qui devrait amener à la nomination du Premier ministre, quel qu’il soit, à savoir la rencontre entre le chef de l’Etat et le chef de la délégation du Rassemblement dans les négociations, n’ait pas eu lieu, a-t-il expliqué. Alors la Cenco considère que la nomination qui a été faite est une entorse à l’accord de la Saint-Sylvestre. »

« Les évêques n’ont rien à voir avec la personne du Premier ministre, les évêques ne se sont pas prononcés sur sa capacité à bien travailler ou pas, mais les évêques notent que la façon dont elle a été nommée est une entorse à l’accord. »

Au cours de la même déclaration, la Cenco s’est plainte de la léthargie concernant la décrispation politique convenue lors des négociations directes. Selon l’abbé Nsholé, le rapport sur l’affaire Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyambo a déjà été remis à qui de droit.

Le secrétaire général de la majorité présidentielle, Aubin Minaku, estime que la mission des évêques est dorénavant terminée et qu’il n’y a pas matière à discuter de la légitimité du nouveau Premier ministre.

Avec Rfi.fr


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