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RDC : dans le « triangle de la mort » avec les commandos FARDC.
Publié le 18-07-2016 - à 14:22' par IGIHE

Depuis deux ans, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) luttent dans le « triangle de la mort » (Oicha, Kamango et Eringeti) contre les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), responsables de nombreux massacres dans la région de Beni. Cette présence militaire a permis aux habitants qui ont fui les atrocités de reprendre possession de leurs maisons.

« Ici, on est déjà dans le triangle de la mort », pointe le chauffeur. Direction : Kamango, par une piste qu’aujourd’hui encore les habitants de Beni hésitent à prendre. « C’est une route secondaire, mais qui amène jusqu’à la frontière. Dans le temps, cette route était utilisée par les Forces démocratiques alliées (ADF) », poursuit-il.

Sur le chemin, des positions militaires se dévoilent tous les deux kilomètres, avec des check-points et des militaires, l’arme à la main, tournés vers la forêt, pour prévenir toute embuscade des rebelles ougandais musulmans. « Ils commettent des actes sur les populations, des mutilations. Les militaires doivent être vigilants tout au long de la route pour éviter que les passants ne tombent dans une embuscade de l’ADF ou soient pillés », explique le conducteur.

Les habitants sont soulagés par la présence militaire

Sur quelque 30 kilomètres jusqu’à l’entrée du parc national, des motos, quelques camions et plusieurs villages sont visibles. Après les opérations militaires contre les ADF, les populations sont revenues vivre dans « le triangle de la mort », comme à Kambyamiba, appelé aussi PK20 par les militaires.

La vie de ce village est rythmée par le passage des pick-up des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui vont au front. Un balai militaire qui n’empêche pas les paysans de cultiver. « Nous travaillons des champs de cacao, et des palmeraies. Nous n’allons pas à plus de deux kilomètres, les ADF sont toujours en brousse », explique cet habitant.

Pourtant, toute cette population avait fui ce territoire il y a deux ans. « Avant, ce n’était pas comme ça. La route était impraticable. Il y a deux ans, nous étions des déplacés, nous vivions dans des mauvaises conditions », confie le jeune homme, ajoutant être « content » de revenir vivre dans sa maison.

Quel est le rôle des militaires ?

Si ailleurs dans le territoire à Oicha ou à Eringeti, les FARDC sont acusées de passivité à chaque nouvelle tuerie, voire même de complicité, les habitants du PK20 remercient au contraire « les vaillants combattants ».

« Les gens croient que l’Etat ne fait pas son travail. Or, leur capacité de nuisance a été réduite. Néanmoins, les ADF trouvent des abris dans la forêt, car l’accessibilité est difficile », justifie cet officier présent sur le territoire. Et d’ajouter : « Nous sommes dans les opérations de fouilles dans la forêt, dans le triangle Oicha-Eringeti-Kamango, ils savent que nous sommes là pour leur traque et ils se déplacent à tout moment, ils ne sont pas à endroit fixe. »

Cependant, pour cet officiel, « des avancées significatives » sont constatées, car il y a quelques années « les atrocités » étaient régulières alors qu’aujourd’hui, les militaires « enregistrent des cas sporadiques ».

Avec RFI.fr


Kwamamaza
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