PSR et UDPR : La société civile révoltée des menées politiques françaises en justice

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 7 novembre 2017 à 08:49

La Société civile rwandaise a continué à suivre avec hébétude les activités louches françaises au tour de l’explosion du Falcon 50 du président Juvénal Habyarimana (1973-1994), incident que la France officielle a attribué aux combattants du FPR alors en rébellion et qui a fait levé les machettes, massues et goupillons contre tous les Tutsi du Rwanda achevant ainsi une entreprise de nettoyage ethnique annoncée depuis 1964 par le Premier Président du Rwanda indépendant, Grégoire Kayibanda (1962-1973) et de novembre 1992 par le discours incendiaire de Kabaya (Nord Ouest du Pays) d’un certain Dr Léon Mugesera aujourd’hui reconnu coupable de crimes de génocide et emprisonné à vie.


La société civile rwandaise se réveille, dis-je ? Espérons que ce ne sont pas des actions isolées. Toujours est-il que deux partis rwandais de petit calibre : le Parti Socialiste rwandais (PSR) et l’UDPR (Union Démocratique du Peuple Rwandais) ont donné une conférence de presse au cours de cette fin d’après midi d’un lundi pluvieux à Kigali le 6 novembre 2017.

"Nous nous révoltons contre les menées de la France judiciaire à l’encontre de nos personnalités politiques. Elles ont reconvoqué le Gén. James Kabarebe (Ministre de la Défense) pour qu’il s’explique sur l’explosion de l’avion présidentiel du Gén. Juvénal Habyarimana à la lumière d’un nouveau témoin providentiel. Nous interprétons cette manoeuvre dégradante comme une façon de dénigrer le Rwanda au moment où il s’apprête à prendre la direction de l’Union Africaine", a dit le conférencier du jour, Hon Jean Baptiste Rucibigango.

Le député a montré que chaque fois que le Rwanda va connaître un heureux événement, la France prend le devant pour ternir son image. Il s’en est pris à ce témoin providentiel Munyandinda James alias Jackson Munyeragwe dans l’affaire de l’explosion de l’Avion du Président rwandais d’alors.

Les conférenciers, Hon Rucibigango au centre

C’est tout simplement dénigrant de voir un ministre avec tout son respect être confronté à un "bandit qui a fui le Rwanda en 2008 profitant d’une mission d’étude en Grande Bretagne pour, plus tard, se vendre aux Français".

Le Député a manqué des mots très forts montrant les relations de cause à effet entre les menées destabilisatrices françaises contre l’actuel régime rwandais et, depuis l’an 2001, "un mouvement de désertion au sein de l’armée rwandaise et fuite vers la France où ces déserteurs ne cessaient de vendre un tissu de mensonges exagérés, d’escroquerie, de faux et déphasés témoignages afin qu’ils puissent être éligibles exilés politiques".

Le député montre que la situation du négationnisme du génocide des Tutsi du Rwanda est une carte idéologie soutenue par cette France officielle qui a ses ramifications dans la société civile de ce pays.

"Nous savons de source sûre que celui qui a poussé le nouveau témoin providentiel Munyandinda est Fabrice Epstein, l’avocat des génocidaires reconnus par les tribunaux français le Capt Pascal Simbikangwa (25 ans), Octavien Ngenzi et Tite Barahira (perpétuité)", a dit le député au bord de l’apoplexie. Il ne comprend que très bien le jeu de cette France qui s’acharne sur le Rwanda comme si elle souhaite le revoir encore à feu et à sang comme en 1994.

Pie Nzeyimana, Président de l’UDPR
Une certaine opinion publique voit d’un très mauvais oeil le fait que cette France qui s’acharne contre l’establishment rwandais soit plus que présente en Uganda voisin du Rwanda pour y exploiter le pétrole dans les lacs Semliki et Edouard à l’Ouest de ce pays-là. Pourrait-elle user de cette activité économique pour des menées destabilisatrices contre le régime rwandais de Paul Kagame ? Kagame accepterait-il une telle menace à peine voilée ?

Députée UDPR Phoebe Kanyange,
De révélations fracassantes du député : Deux Français du DAMI ont tire sur le Falcon 50
Le Député Rucibigango comprend pourquoi la France officielle s’acharne à accréditer la thèse de l’explosion criminelle de l’avion par les missiles du FPR. N’y a-t-il par 3 ou 4 vies des pilotes français en jeu ? Le scandale d’une possible participation de la France dans l’explosion de l’avion révolterait plus d’une famille française et même, cela montrerait la décadence et la sauvagerie froide des dirigeants français.

“La journaliste Collette Braeckman de Le Soir belge alors en mission dans la région des Grands Lacs a rédigé un reportage montrant un témoignage de l’un des militaires gouvernementaux rwandais d’alors (Ex- FAR/Forces Armées Rwandaises). Il lui a dit que l’avion presidential a été descendu par deux militaires français du DAMI/Détachement d’Assistance Militaire à l’Instruction) dont un certain Etienne retracé comme Pascal Estreveda par le chercheur Michel Sitbon.

Quelle conclusion fait le politicien ?

Rucibigango trouve que la reprise du dossier de l’explosion criminel de l’avion presidential cache des activités louches françaises. Il se demande pourquoi les conclusions du rapport du juge anti terroriste Marc Trévidic et de sa collaboratrice Nathalie Poux accompagnés de toute une armée d’experts balistiques rwandais à Kigali n’ont pas été tenues en consideration et qu’on n’en parle plus.
L’autre orateur, M. Elie Nzeyimana, Président de l’UDPR, est intervenu à cette conférence pour trouver que la demarche d’une France visible coupable de participation active dans le genocide des Tutsi déclenché juste à l’explosion de l’avion présidentiel de Juvénal Habyarimana est malhonnête. Pour lui, la société civile rwandaise fera tout pour amener les vrais coupables français de l’explosion de cet avion et des gros coupables dans la preparation et le soutien actif militaire à ce genocide devant les tribunaux internationaux.

Le juge anti-terroriste Marc Trévidic mène son enquête dans la banlieue de Kigali, le 16 septembre 2010, sur les circonstances de l’assassinat de l’ancien président du Rwanda Juvénal Habyarimana, à l’origine du génocide en 1994. (Steve Terrill/AFP)
Avec l’entrée de la société dans cette saga, tout porte à croire que des tonnes de littérature politico judiciaire vont être écrites.

Est-ce le début du dynamisme d’une société civile rwandaise qui était atone jusqu’à ce jour ? Amenera-t-on la vraie vérité sur cette affaire afin de chattier les vrais coupables et de verser des indemnités y relatives aux victimes tant rwandaises tutsies génocidées que les familles des pilotes français du Falcon 50 du president Juvénal Habyarimana ?


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