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Primaire de la gauche : qui sont les potentiels candidats ?
Publié le 12-07-2016 - à 10:09' par IGIHE

POLITIQUE - Le Conseil national du Parti socialiste a voté le 18 juin l’organisation d’une primaire ouverte à la gauche en vue de l’élection présidentielle 2017. François Hollande s’y présentera-t-il et quels sont ses éventuels concurrents ?

La liste s’allonge, comme pour la primaire de la droite. Depuis l’annonce par le PS d’une primaire à gauche les 22 et 29 janvier 2017, les candidats potentiels ou déclarés se multiplient. Le calendrier déterminé prévoit que la date d’ouverture des candidatures est fixée au 1er décembre et leur clôture au 15 décembre 2016. Mardi 12 juillet, l’écologiste "réformiste" François de Rugy a officialisé à son tour sa candidature.

► François Hollande, le candidat naturel ?

"Si je ne suis pas en mesure de remporter la primaire, comment pourrais-je espérer remporter la présidentielle ?" C’est ce qu’aurait récemment confié à des visiteurs le président de la République, rapporte l’AFP. François Hollande, élu en 2012 face à Nicolas Sarkozy, est pour certains un "candidat naturel" pour l’élection présidentielle de 2017. Mais pour l’instant, le chef de l’Etat n’a encore rien laisser transparaître d’une quelconque candidature.

► François de Rugy, le vert de la rose

François de Rugy, président du parti Ecologistes ! et l’un des vice-présidents de l’Assemblée, a officialisé sa candidature mardi 12 juillet dans une interview accordée à Ouest France. "J’ai pris la décision d’être le candidat écologiste et réformateur à cette primaire de rassemblement", a-t-il justifié. "Je crois d’abord que la primaire est un bon processus pour avoir le débat entre les différentes sensibilités de la gauche et des écologistes. Et puis, la primaire construit le rassemblement."

► Emmanuel Macron, le fils rebelle

Emmanuel Macron, qui tient mardi 12 juillet un grand meeting à la Mutualité, sera-t-il candidat à une primaire ? Celui qui avait affirmé le contraire assurait récemment que la présidence de la République "n’est pas une course d’ego". "Nos concitoyens veulent savoir s’il y a des responsables politiques capables de régler leur problème et ils veulent comprendre quelle est leur vision pour le pays. J’ai rejoint la vie politique française pour faire ça." Malgré sa popularité, seul un Français sur trois serait favorable à sa candidature, selon notre sondage OpinionWay-metronews-LCI.


► Arnaud Montebourg, le candidat "alternatif"

Bien qu’il n’ai pas officialisé sa candidature, Arnaud Montebourg avait exigé la tenue d’une primaire à gauche. Fin mai, il expliquait : "Il est prématuré pour moi de prendre une telle décision. Mais c’est une hypothèse réaliste", affirmait l’ancien ministre, à propos de sa possible participation à une éventuelle primaire de gauche, à laquelle il s’était favorable. " La primaire est indispensable : c’est l’outil de l’unité", disait-il. Et d’ajouter à son propos que "s’il n’y a pas de primaire, il est évident que je ferai usage de ma liberté." Peu avant, il promettait de "prendre ses responsabilités" le moment venu.


► Benoît Hamon, pour les fondeurs

"Cela confirme qu’il n’y a pas de candidat naturel qui s’impose. On ne cède pas à la logique de la Ve (République) de ce point de vue-là, et cela va permettre d’ouvrir un débat très large, un débat de ligne, un débat de stratégie, ce qui me va bien". Voilà le sentiment de l’ancien ministre de l’Education nationale, critique du gouvernement, sur l’organisation d’une primaire ouverte à la gauche. De là à faire concurrence à François Hollande ? En février dernier sur BFMTV, Benoît Hamon avait montré des ambitions qu’on ne lui connaissant en annonçant qu’il se présenterait "probablement" "en cas de primaire à gauche".

► Gérard Filoche, l’opposant intérieur

L’inspecteur du Travail à la retraite, membre du Bureau national du PS et contempteur de la politique gouvernementale devant l’éternel, a annoncé son intention de se présenter à la primaire socialiste, le 17 juin. Il en a profité pour expliquer que "même une chèvre l’emporterait face à Hollande à la primaire PS", ce qui lui a valu de nombreux appels à la démission. Il entend incarner le canal historique du parti socialiste, réunissant tous les déçus de l’orientation libérale du gouvernement, à commencer par la loi Macron et, bien sûr, la loi Travail.


► Marie-Noëlle Lienemann, tout sauf Hollande

Première opposante à la ligne "sociale-libérale" du gouvernement, la sénatrice PS de Paris, représentante de l’aile gauche du parti, est la première à s’être officiellement portée candidate avant même que l’organisation d’une primaire soit entérinée par Solférino début juin. A l’occasion de la sortie de son brûlot Merci pour ce changement, dirigé contre François Hollande, elle avait même affirmé se présenter coûte que coûte à l’élection si l’organisation d’une primaire n’était pas respectée.


Metronews.fr


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